
 | (archives)
| Mardi, à Toronto, avait lieu la première d'une série de consultations d'un sous-comité des Communes sur la prostitution. L'objectif est de passer en revue les lois sur la prostitution, pour la première fois en 20 ans.
La députée bloquiste Paule Brunelle, qui est membre du sous-comité, affirme qu'avec 49 morts en 4 ans, le statu quo est inacceptable. Elle ne sait pas encore quelle est la solution, mais elle s'oppose à une plus grande criminalisation des prostitués.
Pour ou contre la décriminalisation?
Selon l'Alliance des travailleurs du sexe de Toronto, il faut carrément décriminaliser la prostitution. La porte-parole de l'association, Anastazia Kuzyk, croit même que ses membres devraient se syndiquer, pour être mieux protégées. Mme Kuzyk ne veut cependant pas d'un quartier réservé à la prostitution, comme à Amsterdam, au nom de l'indépendance des travailleurs du sexe.
De son côté, le détective Howard Page, de la police torontoise, s'oppose à la décriminalisation. Selon lui, les policiers n'auraient plus le pouvoir d'agir. Il recommande plutôt des peines plus sévères pour les clients.
Attaquer le problème à la base
 | (archives)
| Pour sa part, la directrice de l'organisme SOS, Susan Miner, affirme qu'il faut s'attaquer aux causes de la prostitution, qui prolifère dans les salons de massage : « Je vois des centaines d'adolescents se prostituer pour survivre. Ils n'ont pas de diplôme et leur famille les a souvent abandonnés. »
Le sous-comité des Communes parcourra le pays au cours des prochaines semaines. Les consultations se poursuivront à Montréal mercredi et jeudi à Halifax.
|