Course à la direction du Parti libéral de l'Ontario

Course à la direction du PLO : les enjeux

Des candidats à la direction du Parti libéral de l'Ontario lors d'un débat. Des candidats à la direction du Parti libéral de l'Ontario lors d'un débat.  Photo :  PC/Frank Gunn

Le conflit entre le gouvernement ontarien et les milliers d'enseignants des écoles publiques anglaises fait les manchettes depuis les dernières semaines. Toutefoi, ce n'est là qu'un des nombreux défis qui attendent le nouveau chef du Parti libéral (PLO) qui sera choisi le 26 janvier.

Voici quelques exemples de ces défis et la position prise à leur égard par les différents candidats à la succession du premier ministre Dalton McGuinty.

Un énorme trou budgétaire :

Le nouveau chef libéral héritera d'un déficit de plus de 14 milliards de dollars, l'Ontario ayant le manque à gagner le plus élevé de toutes les provinces. Le premier ministre démissionnaire, Dalton McGuinty, avait promis un retour à l'équilibre budgétaire en 2017-2018, mais sans préciser comment il y arriverait.

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« Le plus grand défi auquel fait face l'Ontario est de stimuler la croissance de l'économie. Le gouvernement que je mènerais mettrait en oeuvre un programme compréhensif, comprenant des investissements dans l'éducation et les infrastructures dans toutes les régions de la province. » — Sandra Pupatello
« La prospérité passe par le maintien de notre plan actuel, soit l'élimination du déficit d'ici 2017-2018. Si j'étais élu, j'adopterais un modèle soutenable en matière de négociations contractuelles, soit un dialogue structuré avec nos partenaires du secteur public pour trouver des solutions novatrices. » — Kathleen Wynne
« Je m'engage à éliminer le déficit d'ici 2017-2018. Ma priorité est de stimuler l'économie et de créer des emplois. En tant qu'ancien ministre du Travail, je crois que les meilleurs accords sont ceux qui sont conclus à la table des négociations et je vais travailler avec nos partenaires du secteur public pour nous aider à atteindre nos cibles financières. » — Charles Sousa
Camaro assemblée à Oshawa Une voiture Camaro assemblée à Oshawa  Photo :  PC/Frank Gunn

Une bagnole qui coûte cher :

Les gouvernements fédéral et ontarien ont investi 13,7 milliards de dollars en 2009 pour sauver de la faillite les usines canadiennes de General Motors et de Chrysler. Pourtant, GM a annoncé juste avant Noël que son modèle emblématique Camaro serait bientôt assemblé aux États-Unis, plutôt qu'à Oshawa.

« Nous attendons toujours des assurances de GM qu'un autre modèle sera produit à Oshawa. Les Ontariens ont investi massivement dans le secteur de l'auto pour protéger 400 000 emplois. Ils s'attendent maintenant à être traités avec respect. » — Charles Sousa
« Je vais continuer à soutenir l'industrie de l'auto. Lorsque la récession a frappé la planète, on a agi pour appuyer les travailleurs de l'auto. De nouveaux emplois ont été créés et notre industrie automobile est maintenant numéro 1 en Amérique du Nord, grâce notamment à une nouvelle usine à Woodstock. » — Kathleen Wynne

Pas comme à Los Angeles...

La congestion routière est telle dans la région de Toronto que les automobilistes y prennent autant de temps, sinon plus, à se rendre au travail que les résidents de la ville des autoroutes. Toutefois, contrairement à Los Angeles, qui a adopté en 2008 une surtaxe pour financer un mégaplan d'expansion des transports publics, l'Ontario a un plan, mais pas d'argent.

Congestion

Les candidats à la direction du Parti libéral refusent de se mouiller avant la publication, l'été prochain, d'un rapport de l'agence provinciale Metrolinx sur le financement des transports publics.

« Je serai prête à engager des discussions avec le gouvernement fédéral pour encourager sa participation au financement du système des transports en commun de la région du Grand Toronto. Nous devons, par ailleurs, tirer avantage des nombreux bénéfices qui découleraient d'un partenariat public-privé de ligne ferroviaire à grande vitesse dans le corridor Windsor-Québec. » — Sandra Pupatello
« Metrolinx (agence provinciale) devrait être responsable de la Commission des transports de Toronto (CTT) pour qu'on étende le réseau maintenant. Par ailleurs, les contribuables pourraient épargner de l'argent grâce à des partenariats conclus avec le privé. » — Charles Sousa
« Je vais discuter avec les Ontariens pour déterminer quels services et infrastructures ils veulent et comment nous allons financer leur construction. » — Kathleen Wynne
« Tout est sur la table (incluant le péage). » — Eric Hoskins
Des enfants dans une garderie

Une garderie à 70 $ par jour

Alors que de nombreux Québécois paient seulement 7 $ par jour pour la garde de leur enfant, à Toronto, une place en garderie coûte souvent 10 fois plus cher.

« Lorsque j'étais ministre de l'Éducation, j'ai été fière de travailler avec mes collègues à la mise en place de la maternelle à temps plein, qui permet aux familles d'épargner jusqu'à 6500 $ par année en services de garde. » — Kathleen Wynne
« En tant que père de trois enfants, je comprends les défis auxquels les familles font face en matière de frais de garde. La maternelle à temps plein a été un geste important de notre gouvernement. Je suis toujours ouvert aux suggestions pour trouver des façons d'aider les parents. » — Charles Sousa

Un plan Nord?

Le Cercle de feu

Le sous-sol du Grand Nord de l'Ontario renferme des gisements de chromite, de cuivre et de nickel parmi les plus riches au monde, selon les observateurs.

Toutefois, le gouvernement ontarien n'a pas de plan précis pour exploiter les richesses du Cercle de feu et pour s'assurer que les communautés locales en tirent profit.

« Nous devons recentrer (nos énergies) sur le Nord de l'Ontario. Comme chef, je promouvrai le secteur forestier ainsi que les perspectives d'emplois à valeur ajoutée dans l'extraction et le traitement des ressources naturelles. » — Sandra Pupatello
« Comme premier ministre, j'accélérerais le développement du Cercle de feu en construisant des lignes de transport d'électricité et des routes pour que les communautés du Nord et les Premières Nations puissent en bénéficier plus rapidement. » — Charles Sousa
« Nous devons investir dans les infrastructures pour nous assurer que le Nord reste concurrentiel et pour y créer plus d'emplois pour les jeunes et les Autochtones. J'ai aussi annoncé la formation d'un nouveau comité-cabinet du Nord de l'Ontario pour que les priorités des résidents de la région soient à l'avant-plan des décisions du gouvernement. » — Kathleen Wynne

*Les équipes des candidats Gerard Kennedy, Eric Hoskins et Harinder Takhar ont refusé de répondre aux questions de Radio-Canada sur les enjeux de la campagne, ce qui explique le fait que leurs commentaires n'apparaissent pas sur cette page.

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