Risque de grève à l'aéroport du centre-ville de Toronto

Porter Airlines  Photo :  PC/ADRIAN WYLD

Des employés au sol à l'aéroport Billy Bishop de Toronto qui font normalement le plein des avions de la compagnie Porter et de certains appareils d'Air Canada pourraient débrayer à minuit et une minute, jeudi.

Des négociations de la dernière chance se poursuivent mercredi.

Mais le syndicat des employés, qui tentent de négocier leur première convention collective, a raconté au Toronto Star qu'il restait un grand écart entre les positions des deux parties, en matière de salaires.

Un médiateur fédéral prend part aux pourparlers.

Les 22 travailleurs en cause sont sans contrat de travail depuis qu'ils ont joint les rangs du syndicat canadien des employés professionnels et de bureau en août dernier, selon Porter Aviation Holdings qui les emploie. La partie patronale pourrait aussi mettre ses travailleurs en lock-out jeudi.

Plans d'urgence

La compagnie Porter assure qu'il n'y aura « aucun impact » sur les passagers et qu'aucun de ses vols ne sera annulé en cas de conflit de travail. D'autres employés doivent prendre le relais.

Le transporteur dessert nombre de municipalités canadiennes, comme Montréal et Ottawa, à partir de l'aéroport Billy Bishop, en plus de villes américaines, telles que Chicago et New York. La ligne aérienne a transporté 2,45 millions de passagers en 2012.

Jusqu'à maintenant, le transporteur, dont les employés ne sont pas syndiqués pour la plupart, avait évité les conflits de travail qui ont touchés Air Canada dans le passé.

Pour sa part, la compagnie Air Canada, qui dessert Montréal à partir de l'aéroport du centre-ville de Toronto, indique avoir elle aussi un plan de contingence pour qu'aucun de ses vols ne soit touché en cas de débrayage. Le transporteur précise que ses appareils transportent généralement suffisamment de carburant de Montréal pour l'aller-retour, sans avoir à faire le plein dans la Ville Reine.

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