2013 : pas une bonne année pour les travailleurs?

Le président des TCA, Ken Lewenza Le président des TCA, Ken Lewenza  Photo :  PC/Aaron Vincent Elkaim

Le président du syndicat des Travailleurs canadiens de l'automobile (TCA), Ken Lewenza, s'attend à une autre année difficile pour le monde syndical au pays.

L'an dernier, les TCA ont dû accepter une série de concessions salariales l'automne dernier dans le cadre du renouvellement de leur convention collective avec les constructeurs Ford, General Motors et Chrysler. Par ailleurs, juste avant le congé de Noël, GM a annoncé le déménagement aux États-Unis de la production de son modèle emblématique Camaro, qui est assemblé actuellement à Oshawa.

La fermeture soudaine d'une usine du géant américain Caterpillar à London, après que les travailleurs eurent refusé d'accepter que la compagnie sabre leur salaire de moitié, a aussi fait les manchettes en 2012.

C'est sans parler de la loi spéciale utilisée par le gouvernement conservateur à Ottawa pour empêcher une grève à Air Canada. Le fédéral avait adopté la même tactique en 2011 pour forcer le retour au travail d'employés de Postes Canada.

M. Lewenza raconte, dans une entrevue à la Presse canadienne, qu'il n'avait pas vu depuis 40 ans des compagnies demander de telles concessions à leurs employés. Il souligne que ces demandes vont des réductions de salaire à l'amincissement des régimes de retraite, en plus de l'imposition d'une grille salariale réduite pour les nouveaux employés.

Le leader syndical espère que la fusion projetée des TCA avec le syndicat des communications, de l'énergie et du papier (SCEP) créera une entité plus forte pour mieux défendre les travailleurs.

De son côté, le professeur de gestion Ian Lee de l'Université Carleton d'Ottawa pense que les travailleurs canadiens risquent de faire face à de plus en plus de demandes de concessions, compte tenu des effets de la mondialisation, de la force du dollar canadien et de l'économie qui tourne au ralenti. Il cite également la concurrence d'États américains comme le Michigan, qui a adopté récemment une loi affaiblissant les syndicats.

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