Une usine de fertilisants controversés arrive en janvier à Sudbury

Depuis plus de 30 ans, Sudbury utilise des basins de résidus appartenant à la compagnie Vale pour y déverser les boues de la station d'épuration. Depuis plus de 30 ans, Sudbury utilise des basins de résidus appartenant à la compagnie Vale pour y déverser les boues de la station d'épuration.  Photo :  Yvon Thérieault

À Sudbury, la construction d'une usine de traitement des boues de la station d'épuration devrait aller de l'avant en janvier, même si elle produira un engrais controversé.

L'entreprise N-Viro transformera les résidus provenant des eaux d'égout en engrais, dans ce partenariat public-privé.

Même si le fertilisant est approuvé par le gouvernement, des centaines de fermiers craignent le produit.

Marilyn Cameron est à la tête d'une coalition d'agriculteurs qui pensent que le sol est trop important pour qu'on risque de le contaminer.

Il fait valoir qu'en Nouvelle-Écosse les fermiers ne veulent pas de cet engrais.

Des boues sont en train d'être déversées dans les basins de résidus de la compagnie Vale situés près de Lively. Des boues sont en train d'être déversées dans les basins de résidus de la compagnie Vale situés près de Lively.  Photo :  Yvon Thérieault

La députée provinciale de Nickel-Belt, France Gélinas, a tenté d'attirer l'attention de l'hygiéniste en chef de l'Ontario. Selon elle, trop peu d'études ontariennes ont évalué le fertilisant, alors qu'il se retrouve sur des terres agricoles.

« Le problème c'est que c'est également riche en toutes sortes de toxines qui ont tendance à rentrer dans la chaine alimentaire, et là, on ne sait plus comment s'en débarrasser », fait-elle valoir.

Elle réclame un moratoire, même si le fertilisant est sévèrement règlementé.

De plus en plus de municipalités ontariennes se tournent vers cette solution pour traiter leurs eaux usées.

Ceux qui s'opposent au produit déplorent que ce soit souvent la façon la moins couteuse pour les villes.

En Ontario, les biosolides d'égouts sont surveillés par le ministère de l'Agriculture qui les soumet à des règles très strictes.

Des périodes d'attente de trois à douze mois doivent être respectées après l'épandage, avant de cultiver la terre.

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