La chef d'Attawapiskat fait la grève de la faim

La chef du conseil de bande d'Attawapiskat La chef du conseil de bande d'Attawapiskat  Photo :  PC/Sean Kilpatrick

Dans le nord-ouest ontarien, la chef de la réserve d'Attawapiskat, Theresa Spence, tente d'attirer l'attention de Stephen Harper et de la reine d'Angleterre en arrêtant de se nourrir.

Elle veut ainsi forcer une discussion au sujet des droits issus des traités autochtones, au risque de compromettre sa santé.

« Nous devons instaurer un dialogue, voire même un partenariat, où les Autochtones peuvent exprimer les souffrances causées par les décisions du gouvernement », ajoute-t-elle.

Theresa Spence affirme que le gouvernement canadien essaie d'« isoler » et d'« assimiler » les Premières Nations du pays.

Le gouvernement affirme le contraire et dit plutôt consulter les communautés autochtones. Depuis 2010, le ministère des Affaires autochtones a visité plus de 50 réserves et tient annuellement jusqu'à 5000 consultations.

Grève de la faim

La chef Theresa Spence a commencé sa grève de la faim, mardi, sur la Colline Parlementaire, à Ottawa.

Elle prévoit ensuite dormir dans un campement de fortune, aménagé sur l'Île Victoria.

« C'est une mesure extrême, mais dans les communautés du Nord, les jeunes autochtones sont frustrés. Le gouvernement traite les Premières Nations comme des otages. » — Le député de Timmins-Baie James, Charlie Angus

Cette réaction suit une grande manifestation, à Winnipeg, où d'autres Autochtones ont notamment protesté contre le projet de loi fédérale omnibus C-45.

Ils ont dénoncé les modifications législatives qu'apporterait le projet de loi, entre autres sur la Loi sur les Indiens, qui rendrait plus faciles le contrôle et la vente de terres autochtones.

La réserve crie d'Attawapiskat, sur la côte ouest de la Baie James a été projetée à l'avant-plan, l'an dernier, en raison d'une importante crise du logement.

Malgré l'aide apportée par Ottawa, la communauté souffre toujours de pauvreté et d'un manque d'installations.

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