Course à la direction du Parti libéral de l'Ontario

Direction du PLO : un débat sur le Nord à Thunder Bay

Radio-Canada avec La Presse Canadienne
Les candidats à la course à la direction du Parti libéral de l'Ontario après un débat à Toronto Les candidats à la course à la direction du Parti libéral de l'Ontario après un débat à Toronto  Photo :  PC/Frank Gunn

Les sept candidats à la direction du Parti libéral de l'Ontario ont débattu dimanche à Thunder Bay. Le nord de l'Ontario a été au coeur des discussions.

Des dizaines de manifestants étaient rassemblés à l'extérieur de la salle du débat à l'université Lakehead, la plupart représentant le syndicat des enseignants des écoles secondaires publiques. Ils protestaient contre la loi 115 qui donne le pouvoir au gouvernement d'empêcher les grèves et de geler leurs salaires.

À l'intérieur, les sept candidats ont essayé de tordre le cou à l'idée que le gouvernement libéral est devenu trop « Toronto centrique ».

Ils ont parlé d'éducation, mais les discussions ont surtout porté sur les problèmes économiques et sociaux dans le nord de la province.

Les candidats se sont demandé si la région devrait gagner en autonomie et prendre ses propres décisions sur la création d'emploi. Ils ont également abordé les défis des communautés autochtones et le maintien des services publics.

Alors que tous se sont accordés à dire que le Nord devrait avoir son mot à dire, ils n'étaient cependant pas d'accord sur le niveau d'indépendance à accorder à la région.

Glen Murray a promis de doter le Nord d'un gouvernement régional. Une promesse qui lui a valu l'appui de quatre maires du nord de l'Ontario dont Keith Hobbs, le maire de Thunder Bay.

Kathleen Wynne s'est montrée plus réservée à l'idée. Elle a cependant promis de former un comité sur un cabinet du Nord.

Harinder Takhar a dévoilé un plan de promotion pour la région auprès de l'industrie du film et de la télévision financé par un fonds de 500 000 $.

Il a aussi promis des tarifs garantis en énergie pour de nouveaux investissements dans l'industrie forestière. Il annulerait également la dette de 100 diplômés en médecine chaque année s'ils vont travailler dans les communautés du Nord et rurales mal desservies.

Les autres candidats, Charles Sousa, Gerrard Kennedy, Eric Hoskins et Sandra Pupatello, ont dit que les questions autochtones doivent être la priorité du prochain premier ministre, qui doit former de nouveaux liens avec les Premières Nations dans de nouveaux projets miniers, trouver le moyen de lutter contre la pauvreté et améliorer l'éducation et le logement.

Ce débat était le troisième événement du genre dans la course visant à trouver un successeur au premier ministre Dalton McGuinty.

Le gagnant sera connu à la fin du mois de janvier.

M. McGuinty en avait surpris plusieurs le 15 octobre en annonçant sa démission, en plus de proroger les travaux à l'Assemblée législative de l'Ontario.

Cette décision avait soulevé l'ire de l'opposition conservatrice.

Le premier débat a eu lieu le 1er décembre à Ingersoll. La ruralité et la santé avaient été au coeur des discussions. Le deuxième avait opposé les sept candidats à Toronto, le 6 décembre.