« Projet vapeur » : les libéraux accusés de camouflage

L'équipement et les actifs de Greenfield South sont gelés. Le projet de centrale électrique à Mississauga a été abandonné durant la construction.  Photo :  Radio-Canada/Mark Chambers

L'opposition conservatrice en Ontario accuse le gouvernement libéral d'avoir tenté délibérément de cacher le véritable coût de l'annulation de deux projets de centrales électriques, utilisant même le nom de code « projet vapeur » pour en parler.

Les conservateurs ont relevé ledit nom de code dans les milliers de pages de documentation dévoilés par les libéraux vendredi dernier, qui s'ajoutaient aux 36 000 pages rendues publiques le 24 septembre. Le gouvernement avait affirmé en septembre qu'il s'agissait de l'ensemble des documents sur le sujet.

Le porte-parole conservateur en matière d'énergie, Vic Fedeli, accuse le premier ministre Dalton McGuinty et nombre de ministres d'avoir induit en erreur l'Assemblée législative. Le député soutient que M. McGuinty a annoncé sa démission, lundi, en plus de proroger les travaux à Queen's Park, pour éviter d'avoir à faire face à une deuxième motion d'outrage à la législature.

Selon le PC et le NPD, l'annulation des projets de centrales électriques au gaz naturel à Mississauga et à Oakville coûtera au moins le triple de la somme de 230 millions de dollars citée par le gouvernement libéral.

Pas inhabituel?

De leur côté, les libéraux affirment que les gouvernements donnent couramment des noms de code à des dossiers litigieux, surtout dans le cas de négociations avec une entreprise privée.

Les conservateurs et les néo-démocrates, eux, continuent à croire que le gouvernement McGuinty n'a pas encore rendu publics tous les documents touchant à ce dossier.