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Après Windsor et Kenora, le conseil régional de Peel a décidé de fermer des garderies. Les élus, qui se fondent sur une étude de KPMG, espèrent économiser 12 millions de dollars pour offrir des places subventionnées dans le privé.
En tout, 12 garderies seront fermées d'ici deux ans dans la région de Peel.
La fille de Maria Lucia Castillo fréquente une de ces garderies municipales. La mère de famille ne se fait pas à l'idée de devoir trouver une place dans le privé pour sa petite Anna- Maria. « Les enfants devraient ne pas être seulement dans les mains des entreprises privées. On devrait aussi donner l'option du service public », affirme-t-elle.
Le conseil de Peel répond que plusieurs des 700 enfants concernés iront à la maternelle à temps plein, dans le système scolaire.
Les économies réalisées permettront de subventionner des centaines de nouvelles places dans le secteur privé.
L'offre est insuffisante dans cette région très populeuse, souligne Luc Turgeon, de l'École d'études politiques à l'Université d'Ottawa. « Un autre problème, c'est celui de la qualité des services. On sait historiquement, plusieurs études l'ont démontré, que la qualité des services était de loin supérieure dans les garderies publiques », ajoute-t-il.
Les municipalités ne gèrent plus que 6 % des centres de la petite enfance de la province, contre 21 %, il y a 30 ans, selon la Coalition ontarienne pour de meilleurs services de garde.
Cette dernière presse le gouvernement de Dalton McGuinty de désengager les municipalités dans la gestion des centres de la petite enfance.
Sa porte-parole, Andrea Calver, affirme que la province doit augmenter le financement des garderies et arrêter de donner la responsabilité aux municipalités.
Avec le reportage de Karim Djinko.