Rentrée : les enseignants veulent faire passer leur message

Publicité des enseignants qui dénoncent la « désinformation » du gouvernement. Publicité des enseignants qui dénoncent la « désinformation » du gouvernement.  Photo :  Michel Bolduc

La Fédération des enseignants anglophones du primaire a acheté des publicités, mardi matin, dans différents journaux, accusant le gouvernement libéral de « désinformer » le public au sujet des négociations contractuelles.

Sous la forme d'un jeu-questionnaire vrai ou faux pour la rentrée, le syndicat soutient que le premier ministre Dalton McGuinty et sa ministre de l'Éducation, Laurel Broten, véhiculent des faussetés, en affirmant :

  • les enseignants ne veulent pas négocier
  • le salaire des enseignants sera seulement gelé durant deux ans
  • les enseignants recevront une augmentation de salaire de 5,5 %si le gouvernement ne légifère pas

La Fédération répète que ses membres n'ont jamais eu l'intention de faire la grève à la rentrée. La publicité soutient, par ailleurs, que le projet de loi spéciale déposé par les libéraux viole « leur droit de négocier », en plus de « retirer leur droit de grève ».

La loi imposerait aux enseignants un gel salarial, éliminerait la clause leur permettant d'accumuler les congés de maladie non pris jusqu'à la retraite et les empêcherait de faire la grève durant deux ans.

Les enseignants anglophones du primaire et leurs collèges des écoles publiques secondaires continuent à défier le gouvernement, alors que les enseignants francophones et ceux des écoles catholiques anglaises ont conclu une entente de principe avec la province.

Le premier ministre Dalton McGuinty Le premier ministre Dalton McGuinty s'est rendu dans une école française de Toronto pour la rentrée, mardi.  Photo :  Christian Noël

La Fédération des enseignants anglophones du secondaire indique, pour sa part, que ses membres pourraient boycotter les activités sportives et artistiques après les heures de classe, si le gouvernement va de l'avant avec la loi spéciale.

Les syndicats récalcitrants ont aussi menacé de traîner la province devant les tribunaux, jusqu'en Cour suprême.

Élections partielles

Les syndicats d'enseignants ont accusé les libéraux de chercher à créer une crise en éducation et de jouer les durs, afin de courtiser les électeurs de droite, en prévision des élections partielles du 6 septembre.

Ces scrutins sont cruciaux, car ils pourraient permettre au premier ministre McGuinty de regagner sa majorité à l'Assemblée législative.

Nouvelles écoles

Les conseils scolaires francophones sont en pleine croissance dans le sud de l'Ontario.

La nouvelle école catholique Saint-Frère-André de Toronto La nouvelle école catholique Saint-Frère-André de Toronto  Photo :  Sarah-Émilie Bouchard

La preuve : de nouvelles écoles accueillent, mardi, les élèves à Richmond Hill, à London (école Gabriel-Dumont), à Sarnia (école Franco-Jeunesse), à Collingwood (Notre-Dame-de-la-Huronie) et à Toronto (écoles Dundas-Ouest, Toronto Ouest, Saint-Frère-André et Sacré-Coeur).

Par ailleurs, à Mattawa, dans le Nord de la province, les élèves du primaire et du secondaire fréquentent deux nouvelles écoles sous un même toit, soit l'école élémentaire Sainte-Anne et l'école secondaire Élisabeth-Bruyère, construites au coût de 13 millions de dollars.

Auparavant, les élèves francophones du secondaire du conseil scolaire catholique Franco-Nord, devaient cohabiter avec les adolescents du secondaire public anglophone à Mattawa.