Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens
Des enseignants et des parents d'élèves estiment que la décision du gouvernement McGuinty d'imposer un nouveau contrat de travail pourrait nuire à la qualité de l'éducation. Certains syndicats d'enseignants ont dû se résoudre à accepter les concessions demandées par la province tandis que d'autres devraient plier avec l'adoption d'une loi spéciale.
Selon Justin Djédjé, enseignant du primaire à Brampton, le gel salarial de deux ans accepté par l'Association des enseignants franco-ontariens (AEFO) laissera des traces.
« Je pense qu'il y aura un impact sur la qualité de l'enseignement parce que je ne pense pas que ce sera la même motivation, le même engagement du personnel enseignant », dit-il.
La Fédération des enseignants du secondaire public anglais continue de tenir tête au gouvernement.
« C'est sûr que ce que le gouvernement est en train de faire aura un impact sur le moral des enseignants, le moral du personnel de soutien et sur le fonctionnement dans les écoles », affirme le secrétaire général de la Fédération, Pierre Côté.
L'organisme Parents Partenaires en éducation partage les mêmes appréhensions. La directrice générale, Diane Vachon, n'aime pas le nom donné au projet de loi spéciale, soit la Loi donnant la priorité aux élèves.
Toutefois, le président désigné de l'AEFO, Carol Jolin se veut rassurant.
« Je n'ai pas d'inquiétude. Une fois que les jeunes entrent en salle de classe, les enseignants sont des passionnés. Ils ont à coeur la réussite des élèves et veulent les voir réussir », souligne-t-il.
M. Jolin relève que les résultats provisoires du vote de ratification démontrent que les enseignants francophones approuvent l'entente signée par leur syndicat.