Steven Dennis, un travailleur humanitaire canadien, est de retour à Toronto auprès de ses proches, après avoir été enlevé avec trois autres collègues d'un camp de réfugiés au Kenya le 29 juin par des hommes armés qui les ont conduits jusqu'en Somalie.
« C'est formidable d'être à la maison. J'aime beaucoup le Canada », a dit Steven Dennis aux médias dimanche.
Au moment de l'enlèvement, l'homme de 37 ans employé par le Conseil norvégien pour les réfugiés se trouvait au camp Dadaad qui accueille environ 460 000 personnes.
Steven Dennis a raconté que l'attaque est survenue de manière très soudaine et que des coups de feu ont retenti à ce moment-là.
Une balle a atteint sa poche avant dans laquelle il garde son portefeuille. Par chance, il n'a eu qu'une ecchymose.
Le chauffeur du groupe a été blessé par balle et est mort un peu plus tard à l'hôpital.
Steven Dennis s'est adressé aux médias dimanche à Toronto entouré de sa compagne et de ses parents.
Photo : Sophie Hautcoeur/Radio-Canada
Une autre Canadienne, Qurat-Ul-Ain Sadazai, 38 ans, originaire de Gatineau faisait partie des otages.
Les deux autres étaient la Norvégienne Astrid Sehl, 33 ans, et le Philippin, Glenn Costes, 40 ans qui a été blessé par balle au moment de l'attaque.
Traités avec respect
Steven Dennis affirme qu'il ignore qui étaient ses ravisseurs et soutient qu'ils l'ont traité lui et ses trois collègues avec un certain respect.
Les quatre otages devaient marcher pendant neuf heures pendant la nuit, puis dormir et se cacher la journée.
Les secours
Les quatre otages ont passé trois jours en Somalie avant d'être secourus lundi vers 6 h du matin selon Steven Dennis.
Il raconte qu'il a entendu des coups de feu alors que les ravisseurs étaient allés ramasser des branches pour se cacher. « Nous étions ensemble et nous nous sommes couchés au sol. Nous ne savions pas qui était ce groupe, mais nous savions qu'il y en avait plusieurs dans le secteur », se rappelle-t-il.
L'un des soldats est venu à leur rencontre et leur a parlé dans un anglais approximatif « pas de rançon, sauvetage ».
Du repos
De retour chez lui, Steven Dennis a dit vouloir se reposer. Il compte réfléchir à ce qu'il fera ensuite, mais il continuera surement à travailler dans l'humanitaire. « Ce travail demande beaucoup de compromis. Je pense aux anniversaires et événements que j'ai manqués », a-t-il confié dimanche.