Les autres syndicats condamnent l'entente des enseignants catholiques anglophones

Des syndicats d'enseignants réagissent à l'entente conclue entre le gouvernement et les enseignants catholiques anglo-ontariens. Des syndicats d'enseignants réagissent à l'entente conclue entre le gouvernement et les enseignants catholiques anglo-ontariens.  Photo :  Christian Grégoire/Radio-Canada

Les trois autres syndicats d'enseignants en Ontario dénoncent l'entente de principe conclue jeudi entre le gouvernement libéral et l'Association des enseignantes et enseignants catholiques anglo-ontariens qui comprend un gel des salaires de deux ans.

Les représentants de la Fédération des enseignantes et des enseignants de l'élémentaire de l'Ontario, de la Fédération des enseignantes-enseignants des écoles secondaire de l'Ontario, de l'Association des enseignants franco-ontariens ainsi que du Syndicat canadien de la fonction publique qui représente les employés des écoles, affirment qu'ils n'accepteront pas les mêmes conditions.

L'entente conclue entre le gouvernement et les enseignants catholiques anglophones mettrait en péril l'avenir des élèves, les jeunes enseignants et le système d'éducation en général selon le syndicat des enseignantes du primaire.

Son président, Sam Hammond, soutient que cette entente est démoralisante et constitue un obstacle de taille pour les négociations à venir.

L'AEFO demande plus de flexibilité au gouvernement

Pour sa part, l'Association des enseignants franco-ontariens dit être prête à reprendre les discussions si le gouvernement et les conseils scolaires font preuve de flexibilité.

Sa vice-présidente, Anne Vinet-Roy a déclaré : « Il n'y a aucun plan ou projet à ce moment-ci pour une grève début septembre. L'AEFO a fermement l'intention de suivre le processus, selon ce qui se passera avec le gouvernement. »

Des votes de grève

Les représentants syndicaux disent que leurs membres veulent reprendre le travail normalement en septembre, mais que des votes de grève seront organisés à partir du mois d'août.

La ministre de l'Éducation de l'Ontario, Laurel Broten, a répondu par voie de communiqué. Elle se dit déçue de la réaction des trois syndicats. Laurel Broten ajoute qu'elle souhaite toujours en arriver à une entente négociée à temps pour la rentrée.

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