Gilles Marchildon (à gauche) et Ronald Dieleman
Photo : Radio-Canada/Sophie Hautcoeur
À l'occasion du défilé qui marque la fin des célébrations de la fierté gaie à Toronto, des représentants des associations FrancoQueer et Action Positive VIH/Sida reviennent sur une dernière année qui a été un tournant pour les droits des homosexuels en Ontario.
Cette année, la fête est différente pour le directeur d'Action positive VIH/Sida Gilles Marchildon et ses amis qui se sont retrouvés dans un restaurant de la rue Yonge pour y suivre le défilé.
Il se souvient de Jamie Hubley qui à 15 ans n'en pouvait plus d'être la risée de son école et s'est ôté la vie.
« Ça souligne qu'il y a encore beaucoup de travail à faire dans les écoles », affirme Gilles Marchildon.
Quelques mois après son suicide, le gouvernement ontarien a voté une loi contre l'intimidation. Cette loi permet aussi la création d'associations homosexuelles dans les écoles.
Un autre progrès selon le président d'Action positive/VIH Sida, Jean Rock Boutin, est que l'Ontario devient la première province à protéger les droits des transsexuels en vertu du Code des droits de la personne.
Il soutient que « ça va permettre l'inclusion de ces personnes qui ont été marginalisées ».
La prochaine étape devrait être de protéger les personnes âgées homosexuelles selon le président de FrancoQueer Ronald Dieleman.
« Devenant vulnérables, elles ont besoin d'aller dans une résidence, elles sont obligées de revenir dans le placard. Elles ont peur de ne pas avoir les services comme les autres », affirme-t-il.
La fête aurait été entière, selon eux, si le maire de Toronto, Rob Ford, y avait participé.
Ils espèrent qu'il sera présent lors de la fierté mondiale qui se tiendra à Toronto en 2014.
D'après un reportage de Félix Brian Corriveau.