Éducation : le Commissariat aux services en français s'inquiète pour le Centre-Sud-Ouest de l'Ontario

Le commissaire aux services en français de l'Ontario, François Boileau. Le commissaire aux services en français de l'Ontario, François Boileau.

Radio-Canada a appris que le Commissariat aux services en français de l'Ontario fait pression sur le gouvernement pour améliorer l'offre de programmes postsecondaires en français dans la région du Centre-Sud-Ouest.

François Boileau sonne l'alarme et croit que l'avenir des Franco-ontariens est menacé si rien n'est fait. Il doit déposer mercredi un rapport à ce sujet.

Le document révèle notamment qu'un francophone qui souhaite poursuivre ses études post-secondaires dans le Centre-Sud-Ouest ontarien n'a accès qu'à 3 % de ce qui est offert aux anglophones.

L'accès grimpe à 33 % dans le Nord et à 36 % dans l'Est de la province.

Selon le commissaire, les options sont trop limitées pour les francophones. Il va même jusqu'à conclure que l'avenir des Franco-Ontariens est en jeu.

Pour renverser la tendance, François Boileau recommande notamment de créer un secrétariat ou un groupe d'experts qui aurait pour tâche d'évaluer les besoins et qui aurait le pouvoir d'inciter les collèges et universités à développer de nouveaux programmes en français.

Le Collège universitaire Glendon, qui offre des cours en langue française, devrait aussi devenir plus autonome par rapport à l'Université York.

Selon François Boileau, ce serait le premier pas vers une université franco-ontarienne.

C'est le cas dans d'autres juridictions, comme le Manitoba, qui a l'Université St-Boniface.

François Boileau demande au ministre de la Formation et des Collèges et Universités d'implanter ses recommandations d'ici le 31 mars 2013.