Elliot Lake : l’enquête publique

Une partie du toit du centre commercial Algo à Elliot Lake s'est effondrée

Une partie du toit du centre commercial Algo à Elliot Lake, dans le nord de l'Ontario, s'est effondrée, samedi après-midi. L'état d'urgence a été décrété dans la localité située à un peu plus de deux heures de route à l'ouest de Sudbury.

Selon le maire de la ville, au moins quatre personnes auraient été blessées.

Samedi soir, l'équipe recherche et sauvetage en milieu urbain à l'aide d'équipement lourd de Toronto a été appelée en renfort parce qu'au moins une personne était prise sous les débris.

Ambulanciers et pompiers sont toujours sur place ce matin pour chercher des personnes qui pourraient être prisonnières des décombres.

Le maire d'Elliot Lake a décrété l'état d'urgence Le maire d'Elliot Lake a décrété l'état d'urgence.  Photo :  George Pelletier

Les autorités ne sont pas en mesure de donner plus de détails sur le nombre de blessés ou de disparus.

La police provinciale de l'Ontario a reçu un appel vers 14 h 19. Le centre commercial dans lequel de nombreux clients faisaient leurs achats au moment de l'effondrement a été évacué immédiatement. L'équipe de recherche et sauvetage en milieu urbain a été appelée sur place.

La portion de toit qui s'est écroulée sert d'aire de stationnement. Selon le journal Elliot Lake Standard, deux voitures auraient traversé le toit pour atterrir au-dessus de l'aire de restauration.

« Quand ça a tombé...c'est arrivé dans l'entrée centrale, alors il y avait trois étages d'impliqués près des escaliers. C'est un endroit où il y a deux kiosques de loterie. Il y a aussi un petit restaurant. [...] Un samedi après-midi, dans la grosse chaleur, ça devait être plein », dit Ghyslaine Desjardins, qui assistait à un spectacle dans une salle tout près du lieu de l'effondrement.

Luc Morrissette, propriétaire d'Alpine Flowers, une des boutiques du centre commercial, s'est rendu sur les lieux après avoir été informé de l'accident.

Il dit lui aussi qu'une section du toit se serait effondrée sur au moins un kiosque de loterie. L'employé qui s'occupait de ce kiosque manquerait à l'appel. M. Morrissette ne serait pas étonné que d'autres personnes aient été frappées, notamment celles qui se trouvaient près de l'escalier roulant. « Je pense que ça va être la mort du centre d'achat au complet », prédit-il.