Devant plus de 900 personnes, l'ancien baron de la presse a livré un premier discours depuis sa libération, il y a 7 semaines.
Conrad Black attire encore les foules, même après avoir passé 42 mois en prison pour fraude et entrave à la justice.
Il conserve son penchant pour les mots recherchés. Parfois acerbe, il peut aussi divertir son auditoire. « On s'est ennuyé de vous ici », a lancé Doug Pepper, le PDG de l'entreprise Signal/McClelland & Stewart qui publie ses livres.
Quant à sa réputation, Conrad Black ne la voit pas souillée par l'étiquette de fraudeur, accolée par les tribunaux américains. « Il n'y a rien qui touche ma réputation », a-t-il affirmé.
Personnalité controversée
Après un discours où il a surtout critiqué les États-Unis, Conrad Black s'est attardé pour signer des dizaines de copies de son plus récent livre.
Certains, comme Angela Stewart, le disent innocent. Elle croit que les Canadiens peuvent apprendre de son expérience devant le système de justice américain.
D'autres soulignent ses contributions à la société canadienne, comme la création d'un National Post, qui reflète les opinions de la droite.
Dans cette foule, il y avait aussi bien des curieux, comme Jillian Siskind qui voit deux facettes à Conrad Black: une célébrité, aussi appréciée que détestée.