Des organes rendus aux familles de victimes

Police provinciale de l'Ontario Un ruban de la Police provinciale de l'Ontario  Photo :  Radio-Canada/Yvon Thériault

Le service de médecine légale ainsi que le bureau du coroner en chef de l'Ontario veulent se départir des organes prélevés sur les corps de victimes, dont la mort a entraîné une enquête du coroner et une autopsie.

La province lance un appel aux Ontariens dont un proche est mort avant juin 2010. En tout, 4 000 organes ont été conservés aux fins d'enquête depuis les années 70, parfois à l'insu des familles. Selon le médecin légiste en chef de la province, cette procédure visait à ne pas ajouter de douleur supplémentaire aux familles.

La ministre de la Sécurité communautaire, Madeleine Meilleur, se dit désolée. Elle reconnaît que le sujet est sensible. « Je sais que des parents et des amis vont traverser une période qui peut être difficile. »

Depuis l'instauration de changements à la loi sur les coroners, il y a deux ans, les familles sont maintenant mieux informées. Elles peuvent décider du sort des organes à la fin de l'enquête.

La province respectera la volonté des familles, en assumant les coûts d'un enterrement ou d'une incinération. Les organes qui ne seront pas réclamés après un certain temps seront incinérés.