Bannir les armes de poing?

Une arme de poing Une arme de poing  Photo :  PC/BRIAN MYRICK

Les proches de deux jeunes hommes tués par balle il y a quatre ans à Toronto reviennent à la charge avec l'idée d'interdire, partout au pays, les pistolets et les autres armes de poing.

Le meurtre d'Oliver Martin et de son ami Dylan Ellis n'a jamais été résolu. Ils ont été abattus, pour une raison inconnue, alors qu'ils prenaient place dans leur véhicule dans un quartier résidentiel à l'ouest du centre-ville.

Aucune arrestation n'a été faite.

Les victimes se trouvaient dans ce véhicule de luxe lorsqu'elles ont été tuées. Les victimes se trouvaient dans ce véhicule de luxe lorsqu'elles ont été tuées.  Photo :  CBC

Les familles des victimes ont tenu un point de presse, mercredi, à l'Assemblée législative, pour faire pression sur les trois paliers de gouvernement. Les intervenants ont aussi demandé au gouvernement provincial de conserver les données recueillies dans le cadre du défunt registre fédéral des armes d'épaule.

La ministre de la Sécurité communautaire et des Services correctionnels, Madeleine Meilleur s'est engagée à écrire au gouvernement fédéral au sujet des armes de poing.

Ces requêtes surviennent également moins de deux semaines après une fusillade mortelle au Centre Eaton de Toronto qui a choqué le public.

De son côté, le conseiller municipal Adam Vaughan, qui a aussi participé au point de presse, suggère de bannir la vente de balles d'armes à feu à Toronto. Le maire Rob Ford répond que ça reviendrait à punir des citoyens qui respectent la loi.

Nouvelle tentative

L'ancien maire de Toronto, David Miller, avait fait circuler une pétition sur Internet pour bannir les armes de poing. Mais le gouvernement conservateur à Ottawa a toujours rejeté une telle proposition, expliquant que les armes de poing étaient déjà interdites au pays, sauf pour les policiers et les tireurs sportifs.

Par ailleurs, le fédéral a fait valoir que nombre d'armes à feu utilisées par les criminels sont le fruit d'un trafic illégal entre le Canada et les États-Unis.

Pour sa part, l'ancien leader de gang de rue Richard Atkinson pense que la solution n'est pas de bannir les armes de poing, mais plutôt d'investir davantage dans les programmes de prévention pour jeunes à risque.

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