Un muffin peut contenir plus de calories qu'un beigne, selon la députée France Gélinas du NPD (centre).
Photo : Christian Noël
Le NPD ontarien a déposé, mardi, un projet de loi privé qui forcerait les chaînes de restauration à afficher sur leur menu le nombre de calories et la teneur en sel de leurs plats.
La députée néo-démocrate France Gélinas souligne que la population a déjà accès à ces renseignements à l'épicerie, où la valeur nutritive des aliments est affichée sur les emballages.
Le NPD y voit une façon de réduire l'obésité, le diabète et les maladies cardio-vasculaires.
Mme Gélinas fait valoir qu'il est difficile présentement pour un consommateur de savoir, par exemple, qu'un muffin au son peut contenir plus de kilojoules qu'un beigne. Le sandwich Angus de Burger King contient presque trois fois plus de sodium que le Big Extra de McDonalds et c'est ce genre d'information qu'elle veut forcer les restaurants à afficher.
Selon des études aux États-Unis, où des États ont déjà adopté des dispositions similaires, l'affichage du contenu calorique des plats a mené à des choix alimentaires plus sains.
McGuinty dit oui
Le premier ministre Dalton McGuinty s'est montré ouvert à l'idée.
« Je pense que ce débat va créer beaucoup d'intérêt », a-t-il déclaré. « Ça pourrait aider les familles à décider, mais la décision revient à l'Assemblée législative », a-t-il ajouté.
Le chef libéral a indiqué qu'il avait l'intention de laisser ses députés voter librement sur la question.
Le chef de l'opposition officielle, Tim Hudak, s'y oppose. Il dit qu'avec le déficit actuel, ce n'est pas le temps de créer de nouvelles dépenses bureaucratiques.
La Fondation des maladies de coeur de l'Ontario et l'Association médicale ontarienne appuie le projet de lois de la député néo-démocrate
Gros joueurs
La nouvelle loi ontarienne s'appliquerait uniquement aux chaînes de restaurant qui ont plus de 5 succursales et dont le chiffre d'affaires dépasse 5 millions de dollars.
La députée Gélinas affirme que plusieurs chaînes possèdent déjà les renseignements nécessaires sur la valeur nutritive, mais que peu de consommateurs peuvent voir ces informations lorsqu'ils commandent leur plat.
Le NPD dit avoir l'appui notamment de l'Association des agences de santé publique de l'Ontario et de la Fondation des maladies de coeur de l'Ontario.