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Un rapport publié par la Fondation Metcalf montre que le nombre de travailleurs pauvres à Toronto a augmenté au cours des dernières années, alors que l'emploi est généralement considéré comme « le meilleur antidote contre la pauvreté ».
Les chercheurs se sont basés principalement sur des données de la Ville de Toronto et du recensement national de 2006 pour identifier cette catégorie de travailleurs et l'endroit où ils vivent.
Selon leurs calculs, il y avait 113 000 travailleurs pauvres dans la région torontoise en 2005, une augmentation de 42 % par rapport à 2000. Quelque 70 000 d'entre eux vivaient dans la ville de Toronto, alors que les banlieues les plus touchées étaient Mississauga, Richmond Hill, et Markham.
Si l'étude montre que l'augmentation du nombre de travailleurs pauvres a été équivalente dans l'ensemble des quartiers de la métropole, elle note que leur hausse est plus significative à l'est de la rue Yonge.
L'étude précise que les travailleurs pauvres sont des individus indépendants, âgés de 18 à 64 ans, qui ne sont pas aux études mais possèdent un revenu net sous le seuil de la pauvreté.
L'un des auteurs de l'étude, John Stapleton, s'inquiète de constater que ce phénomène touche un nombre croissant de jeunes. Il ajoute que depuis la fin de la période d'étude, l'Ontario a été la province canadienne la plus touchée par la récession.
Le rapport souligne que la région de Toronto est celle où l'on enregistre le coût de la vie le plus élevé au Canada. Son marché immobilier est le deuxième plus coûteux au pays.