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Des chercheurs de l'École de médecine du Nord de l'Ontario, qui développent des vaccins destinés aux populations autochtones, ont découvert que deux bactéries potentiellement mortelles sont présentes en grande proportion dans ces communautés.
L'Haemophilus Influenzae de type A est une bactérie rare au Canada : sept personnes sur 100 000 en sont porteuses. Elle se trouve toutefois concentrée dans les populations autochtones du Nord de l'Ontario.
La Dre Marina Ulanova, immunologue et membre du corps professoral de l'École de médecine du Nord de l'Ontario, a découvert que les jeunes enfants autochtones et les adultes de la région atteints de maladies chroniques des poumons, des reins ou du coeur, risquent le plus de contracter cette infection.
Les Premières Nations sont aussi à risque de contracter une autre bactérie, l'Helicobacter pylori. Selon une récente étude, elle toucherait 95 % des autochtones du Nord du Manitoba.
Dre Ulanova explique que les deux bactéries peuvent respectivement causer la méningite et de graves troubles intestinaux comme le cancer.
Les chercheurs de l'École de médecine du Nord de l'Ontario tentent de comprendre pourquoi les autochtones nord-ontariens sont particulièrement touchés par l'Haemophilus Influenzae de type A et l'Helicobacter pylori. Ils espèrent ainsi parvenir à créer des vaccins préventifs.
Dre Ulanova précise toutefois qu'il faudra attendre encore de nombreuses années avant d'y parvenir, les nouveaux vaccins requérant plusieurs tests avant d'être administrés à des êtres humains.