Tim Hudak reçoit l'appui de 79 % des membres de son parti

L'ancien premier ministre de l'Ontario, Mike Harris, a participé au processus de votation. L'ancien premier ministre de l'Ontario, Mike Harris, a participé au processus de votation.   © Radio-Canada/Christian Noël

Le chef du Parti progressiste-conservateur de l'Ontario, Tim Hudak, a reçu l'appui de 79 % des 1600 membres de son parti lors du vote de confiance qui se déroulait samedi à l'occasion du congrès annuel de la formation politique à Niagara Falls.

Il s'est adressé aux militants avant la tenue du vote de confiance, samedi après-midi.

M. Hudak a répondu aux critiques des membres, déçus des résultats électoraux d'octobre dernier.

Les conservateurs avaient perdu leur avance de 15 points dans les sondages en moins d'un mois, arrivant deuxièmes avec 16 sièges de moins que les libéraux de Dalton McGuinty. Certains membres accusaient la garde rapprochée de Tim Hudak d'avoir mené la campagne dans une bulle, sans se préoccuper de la base du parti.

Affiches de Tim Hudak au congrès du parti   © Radio-Canada/Christian Noël

M. Hudak accepte une partie des critiques quant à la défaite de l'automne. Admettant que ses discours n'étaient pas assez spontanés, il a promis de parler dorénavant avec son coeur.

Les libéraux l'ont d'ailleurs souvent accusé d'être en colère durant la campagne, une image dont il veut se défaire. Selon lui, les Ontariens ont besoin d'optimisme durant cette période économique difficile.

Le vice-président de l'association conservatrice pour le Nord de l'Ontario, Paul Demers, avait affirmé croire que son chef n'aurait aucune difficulté à rallier les membres et recevrait de 70 à 80 % d'appuis.

Les membres comptent par ailleurs faire le point, au cours de la fin de semaine, sur la dette postélectorale du parti, qui s'élève à plus de 5 millions de dollars.

Selon la chef adjointe, Christine Elliott, le congrès permettra aussi aux membres d'exprimer leur frustration.

Le prédécesseur de Tim Hudak, Jonh Tory, s'était accroché à son poste après la défaite électorale d'octobre 2007, malgré un vote de confiance d'à peine 67 %. Il avait démissionné un an plus tard.

Le premier ministre ontarien, le libéral Dalton McGuinty, avait obtenu 81 % d'appuis après sa défaite de 1999.