Les nouveaux tramways qui circuleraient le long de l'avenue Eglinton.
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Le premier ministre ontarien a refusé jeudi de lancer une bouée de sauvetage au maire de Toronto, dont le plan de transport en commun a été répudié par le conseil municipal.
La province est le bailleur de fonds du mégaprojet de 8,4 milliards de dollars.
Le premier ministre Dalton McGuinty a affirmé qu'il a « toujours été clair » avec le maire Rob Ford: le conseil municipal a le dernier mot.
Le conseil municipal a rejeté mercredi soir le plan du maire qui prévoit la construction d'un coûteux tunnel pour enfouir toute la nouvelle ligne de tramway de l'avenue Eglinton, au nord du centre-ville.
Les conseillers municipaux ont plutôt approuvé, par une majorité de 25 voix contre 18, le compromis proposé par la présidente de la Commission des transports de Toronto (CTT), Karen Stintz, qui était jusqu'à tout récemment une fervente alliée du maire.
Maire isolé politiquement
Jeudi matin, le frère du maire et conseiller municipal Doug Ford en appelait à nouveau au premier ministre d'écouter « la volonté des résidents » et non pas celle d'une « poignée de conseillers du centre-ville. » Le conseiller Ford a même répété sa demande de tenir un référendum sur la question.
M. McGuinty, toutefois, a refusé de mordre à l'hameçon. Il a plutôt demandé à l'agence provinciale Metrolinx de faire le suivi nécessaire, selon le nouveau plan adopté par le conseil.
Le plan de la nouvelle ligne de tramway de l'avenue Eglinton
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Deux visions s'opposent
Le maire Ford maintient que des tramways en surface bloqueraient la circulation automobile. Il propose d'utiliser la presque totalité du financement provincial disponible, soit 8,2 milliards de dollars, pour enfouir la ligne de l'avenue Eglinton.
Le plan de la présidente de la CTT, adopté par le conseil, prévoit un tunnel seulement dans le secteur le plus achalandé de l'avenue Eglinton, ce qui laisserait du financement pour une ligne de train léger le long de l'avenue Finch, par exemple.
Elle propose essentiellement de revenir au projet de réseau de lignes de tramways de l'ancien maire David Miller.
Les visions du maire Rob Ford et de la présidente de la CTT, Karen Stintz, se sont opposées à la réunion du conseil municipal.
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Dans un compromis dévoilé mercredi, la conseillère Stintz a inclus à son plan la possibilité de prolonger la ligne de métro Sheppard, un projet cher au maire Ford. Elle a suggéré de former à ce sujet un groupe consultatif, qui inclurait au moins un allié du maire, en plus de représentants municipaux et provinciaux.
Promesse électorale
Le maire Ford n'avait pas tardé à réagir au vote mercredi soir en publiant un communiqué sur sa page Facebook.
M. Ford a ajouté que les résidents de Scarborough, un des secteurs qui croissent le plus rapidement à Toronto, méritaient un métro.
« De grandes villes comme Paris, Londres et New York ont été construites autour d'une vision à long terme du transport en commun, il y a 100 ans », a poursuivi le maire. « Cette vision à long terme pour notre grande ville, c'est un métro à Scarborough. »
Pénalités
Tout en acquiesçant au changement de cap demandé par le conseil municipal, le premier ministre McGuinty a, toutefois, répété jeudi que la Ville devrait assumer toute pénalité pour rupture de contrat ou retards dans les travaux.
De son côté, le chef conservateur ontarien, Tim Hudak, s'est dit déçu du résultat du vote au conseil municipal. Il a écrit sur Internet que « la guerre contre l'automobile continue. »
Autre tuile
Il s'agit d'une deuxième défaite en 1 mois au conseil municipal pour le maire Ford.
Ce dernier avait été forcé de faire plusieurs concessions en janvier pour l'adoption du budget annuel.