L'Hôtel de Ville de Toronto
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Annie Poulin
La Ville de Toronto et le syndicat des cols bleus sont parvenus à une entente de principe, dimanche matin, dans les négociations concernant le renouvellement du contrat de travail des quelque 6000 employés.
Les deux parties doivent se rencontrer lundi matin pour finaliser certaines clauses de l'entente.
Les détails de l'accord seront dévoilés lors du vote de ratification dont la date n'a pas été dévoilée.
En conférence de presse, dimanche, le président du syndicat des cols bleus de Toronto, Mark Ferguson, s'est dit satisfait de cette entente, même si les employés ont dû faire un certain nombre de concessions.
Il a qualifié ces pourparlers de « négociations parmi les plus difficiles de l'histoire canadienne ».
Le maire de Toronto, Rob Ford, a remercié les négociateurs, dimanche matin devant l'hôtel de ville, satisfait de la conclusion des pourparlers. Refusant donner de détails sur l'entente de principe, il a expliqué qu'il se prononcerait une fois l'accord ratifié.
Le maire adjoint, Doug Holyday, a pour sa part affirmé que l'entente inspirera d'autres municipalités canadiennes.
M. Holyday avait fait savoir plus tôt, par voie de communiqué, que l'entente était juste pour les employés et raisonnable pour les contribuables de Toronto. « Nous serons mieux à même de fournir des services efficaces aux résidents et aux commerces de Toronto », a-t-il écrit.
Négociations prolongées
L'échéance prévue pour les négociations, initialement à minuit, avait été prolongée jusqu'à 2 h, dimanche matin, sans que les deux parties ne parviennent à un accord.
Les cols bleus, dont le contrat de travail est échu depuis le 1er janvier, pouvaient débrayer légalement dans la nuit de samedi à dimanche. La Ville avait le droit, de son côté, de mettre les syndiqués en lock-out.
Faute d'une entente, la Ville s'était dite prête à exercer son droit de modifier unilatéralement la convention collective actuelle, notamment au sujet de la modification des quarts de travail et de la sécurité d'emploi.
Samedi, le président du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), Paul Moist, avait apporté son soutien à Mark Ferguson et souhaité que les deux parties parviennent à une entente « qui soit équitable à la fois pour les employés et pour les citoyens de Toronto ».
L'entente de principe entre la Ville et le syndicat des cols bleus devra maintenant être ratifiée par les deux parties, sans quoi elles pourraient retourner à la table des négociations ou décider d'un arrêt de travail.
Les 6000 cols bleus de la Ville de Toronto concernés par l'entente s'occupent du ramassage des ordures, de 25 % du déneigement, des travaux d'entretien des routes et des parcs, ainsi que des opérations de filtration d'eau.