La papetière de la compagnie Terrace Bay Pulp
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Martine Laberge
Plusieurs compagnies sous-traitantes du Nord-Ouest ontarien s'inquiètent de leur propre avenir à la suite de la faillite de Terrace Bay Pulp.
Des documents publiés cette semaine montrent que la papetière compte plus de 300 créanciers. La dette totalise 42 millions $, dont près de six millions à 80 entreprises de Thunder Bay.
Plus de la moitié de cette somme est due à la province, le principal créancier, qui lui avait garanti un prêt. À Thunder Bay, certaines entreprises ont perdu 500 000 $ et plus.
La firme Ernst and Young tente de trouver un acheteur pour l'entreprise qui est toujours protégée par la Loi sur les arrangements avec les créanciers.
George McKay, le propriétaire de Polar Mechanical, qui faisait du travail de réfrigération et de ventilation à l'usine, est en colère. « Ce n'est pas la première qu'une telle situation se produit. J'ai l'impression qu'on a pris avantage de moi, puisqu'il nous a toujours été dit que l'usine allait bien et que nous serions payés, jusqu'à ce que la fermeture soit annoncée. Le gouvernement devrait vérifier où est allé l'argent parce que l'usine a reçu beaucoup d'aide financière », déclare-t-il.
Si personnellement il n'est pas trop inquiété par la perte de cet argent, M. McKay craint pour plusieurs autres petites et moyennes entreprises de sa région.