La ministre de la Santé, Deb Matthews (archives)
La ministre ontarienne de la Santé, Deb Matthews, a dévoilé lundi midi un rapport sur la réorganisation des soins, pour limiter l'augmentation des dépenses.
Il s'agit d'une priorité des libéraux dans le cadre de leur lutte contre le déficit provincial, qui se chiffre actuellement à 16 milliards $.
La santé accapare présentement la moitié du budget provincial.
Les libéraux avaient déjà promis durant la campagne électorale de mettre l'accent sur les soins à domicile et la prévention notamment.
Autre changement à prévoir, le financement de base des hôpitaux sera diminué. L'argent suivra le patient, affirme Deb Matthews, ce qui forcera les hôpitaux à être plus efficaces.
La ministre a ajouté lundi que les Réseaux locaux d'intégration des soins de santé, qui administrent les hôpitaux, auraient aussi le mandat désormais de faciliter l'accès aux médecins de famille.
La ministre Matthews a aussi profité de son discours pour envoyer un message aux médecins : le mode de paiement des honoraires va changer. Des négociations ont lieu présentement avec les médecins à ce sujet.
Controverses
Le chef conservateur Tim Hudak a répondu que les Réseaux locaux et leurs bureaucrates ne faisaient que siphonner le financement qui devrait aller aux soins aux patients.
Il a donné l'exemple de la région de Grimsby, où le RLISS a de nouveaux bureaux, alors que les résidents attendent d'avoir un hôpital depuis plus de 10 ans.
La décision de la ministre Matthews de dévoiler son plan de réforme dans le cadre d'un discours devant des gens d'affaires du Board of Trade de Toronto, plutôt qu'à l'Assemblée législative, a suscité également la controverse.
La ministre avait soulevé un autre tollé récemment en indiquant qu'elle chercherait à réduire le nombre de césariennes pratiquées en Ontario. Selon elle, ce nombre dépasse la moyenne des autres provinces.