Près de la moitié des policiers canadiens manquent de sommeil

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Plus de 40 % des policiers canadiens et américains manquent de sommeil et leur travail pourrait en être affecté. C'est du moins la conclusion d'une étude publiée dans le Journal of the American Medical Association.

Un groupe de chercheurs avance qu'au Canada et aux États-Unis, deux policiers sur cinq souffrent de troubles du sommeil, à un niveau tel que leur travail pourrait en être affecté.

Michael Grandner, du Journal of the American Medical Association, croit que la sécurité du public est en jeu.

Près du tiers des répondants ont affirmé souffrir d'excès de fatigue. De plus, 6 % disent s'endormir au volant une ou deux fois par semaine.

« Il peut y avoir un impact sur la sécurité, mais nous améliorons nos conditions de travail à l'intérieur de nos conventions collectives, les employeurs sont conscients de cette problématique », affirme le vice-président de l'Association canadienne de la police, Denis Côté.

De son côté, le spécialiste des troubles du sommeil Joseph de Koninck n'est pas étonné des résultats de l'étude.

« Les métiers où il y a des horaires variables, soit du travail de nuit et de jour, sont des métiers où les gens sont souvent plus vulnérables pour développer de mauvaises habitudes de sommeil », explique-t-il.

Un problème récurrent, puisque le quart des êtres humains seraient incapables de s'adapter à des horaires de travail irréguliers.

D'après un reportage d'Alex Boissonneault

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