Le quartier financier de Toronto
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PC/Adrien Veczan
Des militants tiendront des kiosques d'information vendredi soir au centre-ville de Toronto, en prévision du grand rassemblement contre les abus du capitalisme, qui y est prévu samedi.
Des milliers de manifestants sont attendus pour cette marche le long de Bay Street, le coeur du secteur canadien des finances, où sont situés notamment les sièges sociaux des grandes banques.
Des dizaines d'indignés se sont réunis jeudi soir, pour planifier le rassemblement.
Joel Duff, de la Fédération ontarienne du travail, dit qu'il n'a « aucune idée » si cette manifestation se transformera en occupation de plusieurs jours, comme à New York. Il affirme que ce sera décidé au quotidien, selon le déroulement des événements.
Le fédéral se montre compréhensif
De son côté, le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, dit ressentir une certaine sympathie envers ces « indignés » qui réclament une meilleure justice économique.
M. Flaherty a déclaré jeudi que les manifestations étaient compréhensibles, en raison du taux de chômage élevé chez les jeunes et le fait que la richesse se concentre de plus en plus parmi un nombre restreint de personnes.
Le ministre estime, toutefois, que la réalité économique n'est pas la même au Canada qu'aux États-Unis. Le Canada compte, selon lui, un système fiscal progressiste favorisant les vulnérables au sein de la société, et, dit-il, contrairement aux États-Unis, le gouvernement a mis en place des mesures de réglementation et de supervision des institutions financières.
Selon M. Flaherty, rien ne prouve que les institutions financières du Canada n'agissent pas de façon responsable et prudente.
Ailleurs au Canada
Outre le rassemblement prévu à Toronto, les Albertains manifesteront notamment au Bankers Hall à Calgary et à la place Churchill à Edmonton, alors que les Néo-Brunswickois protesteront à Moncton, à Fredericton et à Saint-Jean.
Un mouvement s'organise également à Montréal, au Québec, alors qu'en Colombie-Britannique, les organisateurs attendent des centaines de personnes au centre-ville de Vancouver.
Occupons Wall Street, qui s'appuie sur les réseaux sociaux pour diffuser son message, se présente comme « un mouvement de résistance sans leader » et non violent. « Nous sommes les 99 % qui ne toléreront pas plus longtemps la cupidité et la corruption du 1 % [restant] », précise-t-il sur son site web.
La coalition Chicago debout s'inspire du mouvement Occupons Wall Street pour réclamer une meilleure justice économique.
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AFP/Scott Olson