Le maire de Toronto, Rob Ford
Le maire de Toronto, Rob Ford, convainc finalement le conseil municipal de faire le « grand ménage » qu'il avait promis à la tête de la Société d'habitation, qui gère les 60 000 logements sociaux de la ville.
Le conseil a voté, tard mercredi soir lors d'une réunion extraordinaire, en faveur du congédiement de l'ensemble du conseil d'administration de l'agence municipale, qui sera dirigée de façon intérimaire par l'ancien bras droit du maire Mel Lastman, Case Ootes.
C'était un match revanche pour le maire Ford qui avait été incapable mardi de convaincre le conseil de débattre immédiatement de la question. Une première défaite depuis son élection en octobre qu'il a réussi finalement à transformer en « victoire pour les contribuables ».
Des dizaines de locataires de logements sociaux qui avaient rempli la salle du conseil ont, toutefois, dénoncé ce « grand ménage » du maire. Ils craignent que la véritable intention de Rob Ford soit de privatiser la Société d'habitation. La conseillère municipale Pam McConnell ajoute que le maire a agi comme un despote en refusant d'accorder le droit de parole aux locataires.
Les quatre membres du conseil d'administration de la Société d'habitation qui refusaient toujours de démissionner, soit deux conseillers et les deux représentants élus par les locataires, affirment que le maire limoge des innocents. L'un d'entre eux, le conseiller Raymond Cho, souligne que les faits reprochés sont survenus bien avant son entrée en poste il y a 3 mois.
Dépenses scandaleuses à la Société d'habitation
La source du scandale: un rapport du vérificateur municipal qui fait état de millions de dollars en contrats accordés sans appel d'offres, en plus d'une série de dépenses douteuses. Quelques exemples:
Le rôle du nouveau président intérimaire