La santé humaine doit être prise en compte dans un futur accord sur les Grands Lacs

Lac Supérieur Le lac Supérieur   © Philippe Levoguer

La Commission mixte internationale demande aux gouvernements canadiens et américains d'inclure la notion de santé humaine dans leurs négociations du nouvel accord binational sur la qualité de l'eau des Gands Lacs.

Cette demande est formulée dans le 15e rapport bisannuel de l'organisme, rendu public mercredi à Détroit. La Commission mixte internationale veut savoir si l'eau consommée par les résidents du bassin des Grands Lacs est saine et quels moyens peuvent être entrepris pour améliorer sa qualité.

Le rapport souligne également que le taux élevé de nutriments comme le phosphore menace la qualité de l'eau des Grands Lacs. Il recommande d'intensifier la recherche et le contrôle de ces nutriments afin de contrer la surabondance de végétaux aquatiques près des rives.

Il relève également:

  • l'inefficacité relative des systèmes de traitement des eaux usées, notamment en ce qui a trait aux résidus de médicaments,
  • la présence de fumier et d'engrais dans les eaux de ruissellement en provenance des fermes,
  • les risques associés à la consommation de poissons en raison de la trop grande quantité de mercure qu'ils contiennent,
  • les changements climatiques.

Le rapport invite aussi les gouvernements à mieux protéger les plages publiques, qui ont été fermées plus fréquemment au cours des dernières années. Le chercheur David Carpenter déclare que les baigneurs doivent se méfier des infections qu'ils peuvent contracter, même si elles ne constituent pas une menace à la vie humaine.

Les chercheurs constatent aussi une inefficacité relative des systèmes de traitement des eaux usées devant l'augmentation des résidus toxiques de médicaments qui se retrouvent dans les lacs et les cours d'eau.

En tout, 40 millions de Canadiens et d'Américains puisent leur eau potable dans les Grands Lacs et le fleuve Saint-Laurent.

La Commission mixte internationale exhorte les gouvernements à restaurer les milieux humides qui filtrent les polluants avant qu'ils n'entrent dans les lacs. Elle signale aussi que l'arrivée possible de la carpe asiatique, une espèce envahissante particulièrement vorace, pourrait poser d'importants défis au bassin.

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