Une cinquantaine de représentantes d'organismes sociocommunautaires de la région de Windsor ont souligné la Journée internationale des femmes en participant à un colloque organisé par le centre d'aide aux victimes d'agression sexuelle de Windsor-Essex.
L'événement se penchait sur la qualité des services à l'intention des femmes immigrantes francophones touchées par la violence. Il s'agit plus particulièrement de femmes originaires de pays en guerre.
La conférencière principale au colloque, Viviane Koné, explique que ces femmes ont besoin de services adaptés à leur condition. Elle mentionne que les violences subies dans leur pays d'origine ont laissé des traces dans la vie de ces femmes et qu'elles arrivent au pays marqué par ce passé.
Mme Koné ajoute qu'en plus d'arriver au Canada avec un tel vécu, elles ont besoin d'aide pour s'adapter à leur nouveau pays.
L'aide dans sa langue
Le commissaire aux services en français de l'Ontario, François Boileau, insiste sur l'importance de l'accès à une offre diversifiée de services en français à leur arrivée lorsque ces femmes francophones arrivent dans la province: « Il faut pouvoir communiquer ses émotions, qui sont souvent très brutes. »
Les services en français sont essentiels non seulement pour les femmes venues de pays en guerre. Les statistiques démontrent que plus de la moitié des femmes au Canada ont été victimes à au moins une reprise de violence physique ou sexuelle depuis l'âge de 16 ans.