Un mineur dans la mine Macassa de Kirkland Lake Gold
©
Radio-Canada/Frédéric Pepin
La perspective d'une fusion entre le TMX et la Bourse de Londres ne fait pas l'unanimité parmi les membres de l'industrie minière réunis en congrès à Toronto.
Plusieurs participants du plus grand congrès mondial de l'industrie minière voient dans cette fusion une occasion de croissance, mais des petits investisseurs craignent d'y perdre au change.
Si elle est approuvée, la fusion créera la plus grande entité de vente de titres liés aux ressources naturelles et à l'énergie.
Le TMX rassurant
Devant les membres de l'industrie, le président des Marchés boursiers TMX Kevan Cowan a vanté les avantages de la fusion de sa bourse avec celle de Londres. Selon lui, les craintes liées à la fusion sont politiques et les investisseurs savent qu'ils seront gagnants.
M. Cowan se fait rassurant pour les petites compagnies : elles n'ont rien à craindre, assure-t-il. En fait, il prétend que le pire scénario pour elles serait le statu quo.
Ce point de vue est partagé par le président de la multinationale Unigold. Daniel Denis souligne que les meilleures compagnies d'exploration minières juniors au monde sont au Canada, tout comme les investisseurs intéressés par elles. Il croit que les transactions de financement se feront au pays, peu importe si les décisions de fonctionnement se prennent à Londres.
Des sceptiques
Mais si ce discours se veut rassurant, il ne convainc pas tout le monde. Raymond Bédard de Globex Mining croit que les prospecteurs seront désavantagés : « Les décisions vont se prendre à Londres au lieu de Toronto ou de Montréal. »
Selon M. Bédard, les entreprises importantes auront accès à plus de financement, mais les transactions des gens qui travaillent sur le terrain seront plus difficiles.
La fusion entre les deux bourses est évaluée à 7 milliards de dollars et demeure conditionnelle à l'approbation des gouvernements.