Des foreurs qui valent leur pesant d'or

Forage dans un gisement de gaz de schiste.

L'industrie minière canadienne s'inquiète de la pénurie de foreurs qui guette le secteur.

Plusieurs facteurs expliquent la rareté pour ces travailleurs spécialisés. Selon des analystes, les salaires intéressants sont insuffisants pour combler la carence.

Le porte-parole de l'Association canadienne des prospecteurs et développeurs miniers, Normand Champigny, explique que la formation de jeunes ne parvient pas à combler le départ des foreurs qui arrivent à l'âge de la retraite.

« Si on va à l'étranger, on sait très bien que les foreurs canadiens sont reconnus comme les meilleurs. Ce qui fait que la demande n'est pas seulement ontarienne ou canadienne, mais elle est réellement globale. » — Normand Champigny, Association canadienne des prospecteurs et développeurs miniers

La demande est telle qu'Andy Atwater, qui est responsable de l'embauche chez Cabo Drilling de Kirkland Lake, mentionne que son entreprise pourrait embaucher immédiatement 40 foreurs.

Pénurie

Cette pénurie aurait pu s'aggraver davantage, car le Northern College de Kirkland Lake a appris récemment qu'il perd son seul enseignant au profit d'une entreprise qui lui a présenté une meilleure offre.

L'établissement est le seul dans le Nord de l'Ontario à offrir une formation de forage d'exploration en surface, qui permet d'étudier la teneur de minéraux en profondeur.

Malgré tout, le Northern College confirme qu'il a réussi à trouver un expert de l'industrie pour remplacer son formateur. Douze étudiants recevront donc comme prévu leur diplôme à la fin mars.

Depuis que le collège offre sa formation de forage d'exploration, tous ses finissants ont été embauchés le jour même où ils ont reçu leur diplôme.