Une poursuite de 250 000 $ contre la police de Toronto

Un Torontois de 29 ans qui s'était rendu devant l'Assemblée législative de l'Ontario pour assister aux manifestations entourant le Sommet du G20, en juin dernier, a intenté une poursuite de 250 000 $ contre la Commission des services policiers de Toronto et sept policiers de la métropole.

Dorian Barton soutient qu'il photographiait un policier à cheval, dans la zone réservée aux manifestants, lorsqu'il a été jeté au sol par un policier muni d'un bouclier antiémeute, puis « attaqué de façon vicieuse » par six policiers, qui lui ont brisé l'épaule. Ceux-ci l'auraient aussi frappé au visage, en plus de lui marcher sur les pieds et les mains.

Aucune de ces accusations n'a été prouvée devant un tribunal. La Commission des services policiers de Toronto n'a pas encore déposé sa défense, selon un avocat au dossier.

Pas d'accusations de la part de l'UES

L'Unité des enquêtes spéciales (UES) avait déjà terminé une enquête portant sur les allégations de M. Barton. Les officiers impliqués dans les événements n'avaient pu être identifiés, ni par M. Barton, ni par six témoins, dont deux civils.

Le directeur de l'UES, Ian Scott, avait conclu que les circonstances de l'incident et l'identité des personnes impliquées étaient incertaines, ce qui l'empêchait de déterminer qu'une infraction criminelle avait été commise dans ce dossier.

Dorian Barton aurait attendu pendant cinq heures dans un centre de détention temporaire, souffrant d'une douleur intense à l'épaule, alors que les policiers se moquaient de lui. Ils ne lui auraient donné que trois comprimés de Tylenol régulier pour soulager ses douleurs.

M. Barton soutient qu'on l'a ensuite conduit dans une infirmerie, où on l'aurait menotté à son lit.

La Presse Canadienne