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Adam Nobody, qui dit avoir été victime de brutalité policière lors des manifestations entourant le sommet du G20 dans la Ville Reine, se dit soulagé par le dépôt des accusations contre un policier torontois. L'homme de 27 ans s'est exprimé mercredi matin sur les ondes de la CBC.
Au lendemain du dépôt des accusations contre le policier Babak Andalib-Goortani, Adam Nobody dit avoir retrouvé une certaine crédibilité, alors que des rumeurs le dépeignaient comme un manifestant dangereux.
De son côté, le chef de police de Toronto, Bill Blair, a réitéré qu'il avait fait une erreur. M. Blair avait d'abord affirmé que M. Nobody était armé.
Adam Nobody avait porté plainte à l'Unité des enquêtes spéciales (UES) après avoir été plaqué au sol par un agent en tenue anti-émeute près de l'Assemblée législative de l'Ontario. Il a eu la mâchoire fracturée lors de l'arrestation.
Une lenteur dénoncée
Sunil Mathai, l'avocat du manifestant, s'étonne de la lenteur du processus d'inculpation et s'interroge sur le manque de transparence entre les policiers de Toronto et l'UES de la province.
Le politologue Neil Thomlinson abonde dans le même sens. Selon lui, l'UES de l'Ontario n'est pas complètement impartiale, parce qu'elle bénéficie d'un financement gouvernemental et qu'elle entretient des liens étroits avec plusieurs corps de police de la province.
Rappelons que dans un rapport de 2008, l'ombudsman de l'Ontario, André Marin, remettait en doute l'impartialité de l'UES de la province. Il suggérait l'embauche de civils pour éliminer l'apparence de conflit d'intérêts.