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Les enquêteurs de la police de Toronto ont identifié 14 agents qui se trouvaient dans le secteur de Queen's Park au moment de l'arrestation musclée du manifestant Adam Nobody, le 26 juin, lors du sommet du G20.
L'homme de 27 ans a eu la mâchoire fracturée lors de l'incident, qui s'est déroulé près de Queen's Park.
Les noms des policiers ont été transmis à l'Unité des enquêtes spéciales (UES), qui a rouvert le dossier à la suite d'allégations de brutalité policière.
La police de Toronto dit avoir utilisé les images et la vidéo diffusées cette semaine par le Toronto Star pour identifier les agents. Le quotidien avait claironné être parvenu à identifier certains des agents, bien qu'il ne dispose pas de moyens d'enquête aussi importants que ceux de la police.
Une première enquête de l'UES s'était conclue par un constat de force excessive employée par les policiers dans l'arrestation de M. Nobody, mais sans que des accusations ne soient déposées. L'UES disait ne pas être en mesure d'identifier les policiers impliqués.
L'UES pourrait déposer des accusations contre les policiers impliqués. La police de Toronto mène également une enquête interne pour déterminer si les agents en question ont fait preuve d'indiscipline. La sanction maximale qu'ils encourent est la perte de leur emploi.
Réaction
La porte-parole de l'Association canadienne des libertés civiles, Nathalie Desrosiers, se réjouit de la tournure des événements. Mais elle met en doute la bonne foi de la police de Toronto dans ce dossier. Selon elle, les enquêteurs n'ont pas tout fait pour identifier les agents impliqués dans l'incident.
Mme Desrosiers veut que les enquêteurs continuent à chercher activement d'autres policiers qui auraient enfreint la loi lors du sommet : c'est à ce prix que la police va redorer son blason terni lors du G20, croit-elle.