Un homme est mené à l'extérieur de la résidence de l'Université de Toronto lors d'une arrestation de masse le 27 juin 2010.
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CBC
Les policiers n'étaient pas munis d'un mandat lorsqu'ils ont arrêté tous les jeunes, dont de nombreux Québécois, qui se trouvaient dans le gymnase de l'Université de Toronto lors du sommet du G20.
Les policiers n'étaient pas munis d'un mandat lorsqu'ils ont arrêté tous les jeunes, dont de nombreux Québécois, qui se trouvaient dans le gymnase de l'Université de Toronto, le 27 juin.
Le chef du service de police de Toronto, Bill Blair, en a informé un comité parlementaire qui se penche sur les gestes des policiers lors de l'événement, jeudi.
Un mandat était pourtant requis pour mener une telle opération. Les accusations qui pesaient sur les jeunes qui ont été arrêtés lors de cette intervention ont été abandonnées.
Un budget de 124,8 millions
M. Blair a également déclaré qu'il respecterait sa portion du budget de sécurité pour le G20, mais des membres du comité ne s'en sont pas montrés impressionnés, compte tenu de l'ampleur de ce budget.
Le chef Blair avait un budget de 124,8 millions de dollars pour assurer la sécurité de Toronto pendant l'événement. Environ 60 % de cette somme a servi à payer l'avion et l'hébergement aux 2000 policiers de partout au pays. M. Blair mentionne que la plupart des agents ont été payés à un taux majoré, car la plupart travaillaient pendant des jours de congé.
Des policiers s'apprêtent à monter dans un autocar derrière l'hôtel Delta Chelsea, le 25 juin 2010.
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Radio-Canada/Pierre-Mathieu Tremblay
La somme de 124,8 millions n'inclut pas les dépenses de la Police provinciale de l'Ontario et de la GRC, qui étaient plus élevées.
Les coûts totaux de la tenue des sommets du G8 à Huntsville et du G20 à Toronto, qui ont eu lieu durant trois jours, sont maintenant estimés à 1,3 milliard de dollars.
Les sommets ont fait l'objet de critiques non seulement en raison des coûts, mais aussi en raison de la violence qui a éclaté le samedi 26 juin. Bill Blair estime que des dommages de 2 millions de dollars, essentiellement des fenêtres brisées, ont été causés aux commerces torontois.
Environ 10 policiers et 5 manifestants ont été blessés lors des altercations, selon le chef de police de Toronto. Il affirme que plusieurs responsables des violences ont été identifiés et devront répondre de leurs actes devant la justice.