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Une cinquantaine de grévistes de l'École de médecine du Nord, qui totalisent environ 150 employés de bureau et techniciens, étaient rassemblés jeudi matin pour leur première manifestation depuis le début du conflit, le 16 août.
« Nous voulons sensibiliser la population à notre cause », précise Steve Kelly, un des grévistes.
Le rassemblement s'est tenu alors que les négociations ont repris mercredi, en présence d'un médiateur, après avoir été paralysées pendant deux semaines.
Le syndicat comme l'employeur refusent de commenter l'état des négociations, qui devaient durer deux jours seulement. Plusieurs travailleurs doutent cependant qu'on puisse s'entendre aussi rapidement.
« Personnellement, je pense qu'il y a beaucoup d'ouvrage à faire. Je reste toujours optimiste, mais toujours prudent, parce que ça fait au-dessus d'un an qu'on est en négociations », commente un autre gréviste, Robert Bertrand.
La question des salaires, les heures de travail et les avantages sociaux sont en litige.
Certains des travailleurs ne sont pourtant pas pressés de retourner au travail. Un des grévistes nous a confié à micro fermé qu'il recevait près de 700 $ par semaine de grève. Pour certains, c'est plus que ce qu'ils reçoivent lorsqu'ils travaillent.
Une rentrée manquée?
Déjà cette semaine, plusieurs classes étaient ouvertes pour les 64 nouveaux étudiants de l'école. La rentrée officielle des futurs médecins doit débuter la semaine prochaine.
Et malgré la grève, la direction de l'établissement se dit prête à remplir son mandat.