![]()
|
|
|
Photo: CBC Abdullah Khadr après sa libération. |
Abdullah Khadr a été libéré après qu'un juge de la Cour supérieure de l'Ontario a rejeté une demande d'extradition à son endroit.
Les États-Unis réclamaient son extradition pour qu'il réponde à des accusations d'actes de terrorisme, notamment celui d'avoir fourni des armes à Al-Qaïda. Mais les avocats de l'homme de 28 ans ont fait valoir que les admissions incriminantes de leur client ont été obtenues sous la torture durant son incarcération au Pakistan.
Le juge Christopher Speyer indique qu'Abdullah Khadr n'a pu obtenir l'aide des autorités canadiennes dans un délai acceptable durant sa détention au Pakistan. Il précise qu'il a rejeté la demande d'extradition en raison de la « faute grave » commise par le gouvernement dans cette affaire. Il souhaite que sa décision dissuade d'autres pays d'agir de la même manière.
Abdullah Khadr a passé un an derrière les barreaux sans jamais être accusé. Il est rentré en 2005 au Canada, où il a été arrêté à la demande du gouvernement américain.
L'avocat de Khadr, Dennis Edney, se montre satisfait du jugement : « Ce gouvernement a été tout à fait déraisonnable. » Il ajoute que le juge a révisé les faits et a pris la décision qui s'imposait.
À sa sortie du tribunal, l'aîné de la famille Khadr a déclaré aux journalistes qu'il s'agissait d'un « nouveau départ pour lui dans la vie ».
Ottawa a 30 jours pour porter la décision en appel. Le ministre canadien de la Justice, Rob Nicholson, indique que le gouvernement étudiera le jugement avant de prendre une décision.