Logo Radio-Canada
Ontario

Code du bâtiment canadien
Repenser les édifices après le Chili

Mise à jour le mercredi 28 juillet 2010 à 16 h 42

Édifice effondré à Concepcion au Chili, à la suite du tremblement de terre de février.

Photo: La Presse Canadienne /AP Photo/ Natacha Pisarenko

Édifice effondré à Concepcion au Chili, à la suite du tremblement de terre de février.

Plusieurs ingénieurs réunis en congrès à Toronto pensent que le Code national du bâtiment du Canada doit être modifié à la lumière du récent tremblement de terre au Chili.

En février dernier, la ville de Concepcion au Chili s'est déplacée de trois mètres en quelques secondes.

Des chercheurs internationaux sont actuellement à Toronto pour échanger des informations sur les nouvelles technologies parasismiques. L'un d'eux, le professeur Carlos Ventura de l'Université de Colombie-Britannique explique que les Chiliens construisent leurs édifices en respectant des normes modernes. Son collègue de l'Université de Californie, l'ingénieur John Wallage, a néanmoins constaté que plusieurs bâtiments récents de Concepcion ont subi plus de dommages que prévu lors de la secousse sismique de février.

Apprendre

Carlos Ventura croit que ce séisme offre l'occasion d'évaluer la façon dont les bâtiments canadiens réagiraient en cas de secousse importante.

Certaines normes sont en vigueur depuis les années 80, mais le domaine de la construction a évolué depuis, indiquent les chercheurs. Ils remarquent entre autres que les gratte-ciels sont plus hauts, que les murs sont moins épais et que les colonnes sont plus petites. L'architecture artistique rend aussi les édifices plus vulnérables, selon eux.

John Wallace affirme que les chercheurs travaillent maintenant avec les fonctionnaires pour adapter le Code national du bâtiment du Canada.

Console Audio-vidéo