Les policiers tentent de disperser les manifestants et font des arrestations près du centre de détention où 500 personnes ont été conduites, le 27 juin dernier.
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AFP/Simon Hayter
Le Bureau du directeur indépendant de l'examen de la police en Ontario, qui a reçu 275 plaintes sur les agissements des policiers au Sommet du G20 de Toronto, à la fin juin, mènera sa propre enquête.
Les agissements des policiers durant les manifestations contre le Sommet du G20 qui a eu lieu à Toronto, à la fin juin, font l'objet d'une nouvelle enquête. C'est le Bureau du directeur indépendant de l'examen de la police en Ontario qui la mènera.
Le directeur indépendant, Gerry McNeilly, devra notamment se prononcer sur des allégations d'arrestations et de fouilles illégales. Son Bureau a reçu 275 plaintes de citoyens. L'Association canadienne des libertés civiles en a porté plus de 80 au nom de présumées victimes.
« On a des plaintes d'arrestations illégales, on a des plaintes de femmes qui ont été traitées de façon à ce qu'on ne s'attendrait pas là en 2010 », explique Nathalie Desrosiers, avocate de L'Association canadienne des libertés civiles. Jeudi, le témoignage de deux femmes qui se sont plaintes de propos à connotation sexuelle de la part des policiers a été rendu public.
Le directeur indépendant a l'obligation de réviser toutes les plaintes une par une. Il a noté plusieurs similitudes entre les témoignages, ce qui le porte à croire que le problème est vaste et que son Bureau doit examiner l'ensemble des pratiques policières.
Le directeur a le pouvoir d'enquêter sur les services de police municipaux et sur la Police provinciale de l'Ontario. Ses enquêteurs peuvent saisir des dossiers ou obliger une personne à donner des renseignements.
L'avocat Julian Falconner fait partie de ceux qui ont demandé au Bureau de faire enquête. « Il a tous ces pouvoirs pour faire vraiment une enquête indépendante et il a la crédibilité, il a l'indépendance », soutient-il.
Le directeur remettra son rapport et ses recommandations au procureur général de la province.
Plus d'un millier d'arrestations ont eu lieu durant le Sommet. Trois autres enquêtes, dont celle de l'ombudsman de l'Ontario, sont en cours relativement au travail des policiers.
D'après un reportage d'Annie Poulin