Un premier sommet parallèle au G20 s'est ouvert mercredi à Toronto.
Un premier sommet parallèle réunit des jeunes femmes de 18 à 20 ans provenant des pays du groupe des 20.
Le sommet des filles du G20 réunit des jeunes femmes de 18 à 20 ans provenant des pays du groupe des 20, en plus d'une représentante du continent africain. Le but de ce sommet est de discuter des enjeux qui touchent les filles et les femmes du monde et de tenter de trouver des solutions.
Le sommet des filles est organisé par la Fondation Belinda Stronach : l'ancienne ministre canadienne dit vouloir s'attaquer à des enjeux comme la pauvreté et l'analphabétisme des jeunes femmes.
La vision des déléguées
La représentante du Canada, Leah Stuart-Sheppard, remarque qu'une seule femme sera au sommet du G20, la semaine prochaine. Il s'agit de la chancelière allemande Angela Merkel. Pour Mme Stuart-Sheppard, l'accès à l'éducation des filles est un enjeu planétaire important.
Inès le Bihan, qui représente la France, abonde dans le même sens : « C'est vraiment la base, ce qui détermine tout ce qu'il y a autour, que ce soit la santé ou le leadership dans le monde », explique-t-elle.
Laura Dolozi
La représentante de l'Union africaine, Laura Dolozi, raconte que dans son pays, le Malawi, les filles sont traitées comme des citoyennes de troisième classe et que le gouvernement a, par exemple, voulu faire adopter une loi forçant les femmes à se marier avant l'âge de 16 ans.
Plusieurs déléguées disent vouloir changer des choses et pas seulement dans les pays en développement. La déléguée britannique, Ruby Tabner, souligne qu'il est particulièrement difficile pour les femmes d'entrer sur le marché du travail dans son pays depuis la crise économique.
Comme les autres déléguées, Mme Tabner espère que le sommet des filles du G20 permettra de trouver des pistes de solutions pour améliorer le bien-être des femmes dans le monde et à attirer l'attention des participants sur le sommet officiel, qui aura lieu la semaine prochaine.