La ville d'Hearst pourrait avoir une école francophone publique dès septembre 2011. Selon le Conseil scolaire public du nord-est de l'Ontario, des parents revendiquent depuis plusieurs années un autre choix que l'éducation catholique pour leurs enfants.
La ville d'Hearst pourrait avoir une école francophone publique dès septembre 2011. Selon le Conseil scolaire public du nord-est de l'Ontario, des parents revendiquent depuis plusieurs années un autre choix que l'éducation catholique.
Même si le projet est toujours à l'état embryonnaire, le Conseil cherche déjà des locaux pour mettre sur pied une école primaire.
« Toute école a besoin de ses murs, de son mortier pour vraiment créer cette appartenance-là. Alors, c'est tout à fait logique qu'à long terme, il y ait un édifice qui représente l'éducation de langue française publique », affirme le directeur de l'éducation au Conseil, Roch Gallien.
L'option de louer des salles de classe au sein d'une école anglophone a récemment été rejetée par le Conseil scolaire public anglais, sous prétexte d'un manque d'espace.
Des rencontres publiques seront tenues au cours des prochains mois pour établir les besoins exacts de la communauté. Une école secondaire publique de langue française pourrait aussi possiblement voir le jour.
Des francophones dans des écoles anglophones
Par ailleurs, un nouveau rapport publié par Statistique Canada confirme qu'une fois au secondaire, les francophones se tournent souvent vers une école anglophone.
« Dans le Nord de l'Ontario, par exemple, on a à peu près 73 % des jeunes qui fréquentent l'école française au niveau primaire, mais au niveau secondaire, ça passe à 64 %. Donc, ça, c'est un phénomène qui a été observé partout en Ontario. C'est qu'au niveau secondaire, les parents ont moins tendance à envoyer leurs enfants dans une école française », explique Jean-Pierre Corbeil de Statistique Canada.
Selon ce dernier, les programmes et l'accessibilité des écoles expliquent ce phénomène.