Dalton McGuinty
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PC/Geoff Robins
Le premier ministre Dalton McGuinty affirme que les écoles catholiques de l'Ontario ne seront pas exemptées du nouveau programme d'éducation sexuelle, qui doit entrer en vigueur en septembre.
Le premier ministre Dalton McGuinty affirme que les écoles catholiques de l'Ontario ne seront pas exemptées du nouveau programme d'éducation sexuelle qui doit entrer en vigueur en septembre.
En vertu de ce programme, les élèves de la 3e année auront droit à des leçons sur l'orientation sexuelle, tandis que les élèves de 6e année entendront parler de masturbation. Des jeunes de 13 et 14 ans recevront quant à eux de l'information sur le sexe anal et la fellation.
Le nouveau curriculum est accueilli froidement par certains militants catholiques. L'évangéliste Charles McVety juge qu'il dépasse les bornes. Déjà, le directeur d'un conseil scolaire catholique a signifié son intention de ne pas adhérer au programme. Le premier ministre McGuinty averti que ce programme s'applique à toutes les écoles financées par la province, qu'elles soient catholiques ou publiques.
Néanmoins, les catholiques préparent leur propre version du programme, une version approuvée par la conférence des évêques de l'Ontario. Ni le premier ministre, ni sa ministre de l'Éducation, Leona Dombrowsky, n'ont voulu commenter à propos de cette version alternative.
Dans la région de Toronto, les groupes musulmans réagissent eux aussi et soutiennent que l'enseignement de la sexualité doit se faire à la maison, selon les valeurs familiales.
Les conservateurs veulent faire des gains
Le chef de l'opposition conservatrice Tim Hudak entend profiter de ces changements pour tenter de séduire les partisans des valeurs familiales.
En référence au nouveau curriculum, qui prévoit que les élèves de 1re année apprendront à nommer les parties du corps, la députée Lisa MacLeod a déclaré qu'un enfant de six ans doit plutôt apprendre à attacher ses souliers et à jouer à la Barbie.
Un groupe de parents prévoit manifester le 10 mai contre les changements au programme d'enseignement, qu'ils jugent inapproprié.