Julian Fantino
Le dépôt d'accusations contre le commissaire de la Police provinciale de l'Ontario, Julian Fantino, qui devait avoir lieu vendredi, est reporté au mois prochain.
Le dépôt d'accusations contre le commissaire de la Police provinciale de l'Ontario, Julian Fantino, est reporté au mois prochain.
La Couronne a demandé plus de temps pour examiner la preuve dans ce dossier. Julian Fantino fait face à des allégations d'avoir influencé ou tenté d'influencer des dirigeants municipaux.
Le militant à l'origine de cette affaire, Gary McHale, voit dans ce report une manoeuvre du gouvernement de l'Ontario pour laisser croire que les allégations sont prises au sérieux.
Le procureur Milan Rupic n'a pas expliqué pourquoi il a demandé que l'affaire soit entendue aujourd'hui pour finalement demander un report.
M. McHale croit que la Couronne s'apprêtait à laisser tomber les accusations, mais que le report vise à divertir l'attention des médias à la suite des déclarations du premier ministre Dalton McGuinty. Plus tôt cette semaine, M. McGuinty a affirmé qu'il n'était pas nécessaire que le commissaire quitte son poste durant les procédures, puisqu'il s'agit « d'une information privée présentée par un citoyen ».
Le NPD a affirmé que la fidélité de McGuinty envers Fantino était déplacée. Le premier ministre a démenti les allégations selon lesquelles il tentait de banaliser les accusations contre le commissaire de la PPO.
Un courriel
Gary McHale croit que le commissaire doit être accusé, puisqu'il a prétendument envoyé un courriel aux politiciens de Caledonia.
Les allégations sont basées sur un courriel qui aurait été envoyé en 2007 par Julian Fantino à la mairesse de Caledonia. Dans ce courriel, le grand patron de la PPO aurait demandé à la mairesse de Caledonia de ne pas appuyer Gary McHale, un militant controversé connu pour avoir organisé des manifestations près d'un chantier occupé par les Autochtones de Caledonia depuis 2006.
Le chef de la PPO aurait ensuite menacé les élus municipaux de facturer des frais supplémentaires au comté pour les services de sécurité et d'appuyer d'éventuelles poursuites contre la mairie.