GM et Chrysler toujours dans le rouge

Usine de Chrysler à Brampton Usine de Chrysler à Brampton   © PC/Frank Gunn

Les constructeurs automobiles Chrysler et General Motors (GM) éprouvent toujours des difficultés un an après avoir accepté 4 milliards de dollars en prêts d'Ottawa et du gouvernement ontarien.

Les constructeurs automobiles General Motors et Chrysler continuent d'éprouver des difficultés financières un an après avoir accepté des prêts de 4 milliards de dollars.

L'argent devait servir à stabiliser l'avenir des constructeurs et à protéger des emplois au Canada. Cependant, l'Ontario et le gouvernement fédéral ne savent toujours pas s'ils reverront la couleur de leur argent.

Le plan de sauvetage a permis à GM et à Chrysler de se maintenir à flot. Ils ont payé leurs dettes, se sont restructurés et ont évité la liquidation. Toutefois, le radeau prend toujours l'eau, soutient le professeur en gestion Christian Navarre: « Il n'est pas normal qu'après cette restructuration brutale, on perd encore de l'argent », dit-il.

Un analyste du secteur de l'industrie automobile, Benoit Charette, abonde dans le même sens. « Chrysler est dans un coma artificiel et les médecins sont penchés sur le patient et ils se demandent si on va le débrancher. Les ventes sont nulles, les nouveaux produits sont inexistants. »

Le président du syndicat des Travailleurs canadiens de l'automobile (TCA), Ken Lewenza, maintient que l'investissement a été rentable. Il rappelle que GM a préservé plus de 2000 emplois à son usine d'Ingersoll, et il ajoute que l'entente force les constructeurs à garder une présence au Canada.

Le député néo-démocrate ontarien Howard Hampton rétorque que cette entente n'est valide que jusqu'au remboursement du prêt. « Il n'y a pas de règlement qui dit clairement “c'est ça la date” », déplore-t-il.

Selon lui, cette entente est ni plus ni moins qu'un chèque en blanc et il n'y a aucune garantie que l'argent sera remboursé.