Une chirurgie (archives)
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Le Canada semble devenir un marché de plus en plus attrayant pour les entreprises de tourisme médical en raison des temps d'attente souvent longs pour plusieurs chirurgies.
À l'occasion d'une première conférence sur la promotion de ses soins médicaux, l'Inde tente d'attirer des patients canadiens en tirant profit des longues listes d'attente pour certaines chirurgies.
L'intérêt est tel que la première conférence sur la promotion des soins médicaux indiens accessibles aux Canadiens se déroule jusqu'à dimanche à Toronto.
L'Inde tente de se faire valoir comme destination de choix pour un éventail de soins allant de la chirurgie esthétique à la chirurgie cardiaque.
Le Dr Narottam Puri, président de Fortis Healthcare Limited, assure que les soins de santé indiens sont abordables et qu'il n'y a aucune attente. Son entreprise gère une vingtaine d'hôpitaux privés en Inde.
Le pays sud-asiatique offre des chirurgies cardiaques ou des remplacements de la hanche pour moins de 10 000 $, une somme jusqu'à 10 fois moins élevée que celle exigée pour une chirurgie équivalente aux États-Unis.
La manne canadienne
Le secteur privé indien voit une manne de clients potentiels au Canada, où toutes les provinces essaient de réduire les temps d'attente. L'objectif est d'attirer des « patients-clients » comme Doug Antoniac, un ancien ambulancier de Waterloo, qui a passé plus de trois mois en Inde pour subir des chirurgies au niveau de son dos qui le faisait souffrir depuis 20 ans. M. Antoniac mentionne que tous les médecins canadiens qu'il a rencontrés ont refusé de l'opérer.
Yasmeen Sayeed, qui dirige une agence de tourisme chirurgical vers l'Inde, explique que la décision de la Cour suprême dans l'affaire Chaoulli a donné espoir aux promoteurs médicaux indiens d'attirer les malades canadiens. Dans une décision partagée rendue le 9 juin 2005, les juges du plus haut tribunal du pays ont statué que l'interdiction de souscrire à une assurance privée menace directement le droit à la vie et à la sécurité des patients.