Ontario
Jeunes sans-abri
Des pistes de solution
Mise à jour le jeudi 19 novembre 2009 à 22 h 42
Près de 70 % des jeunes itinérants viennent de familles d'accueil, et le tiers d'entre eux souffrent de problèmes mentaux, selon un nouveau rapport de l'organisme Chez toit.
Durant près de trois ans, Chez toit a suivi la vie de près de 700 jeunes sans-abri de Toronto, de Calgary et de Saint-Jean, à Terre-Neuve. Selon le rapport, beaucoup de ces jeunes ont été menés à l'itinérance à la suite de problèmes familiaux. Le quart des jeunes disent avoir subi des agressions sexuelles ou physiques durant de leur jeunesse.
S'en sortir
L'étude rend également compte des difficultés éprouvées par les jeunes pour se sortir de la situation: 62 % sont des décrocheurs, plus de 20 % ont un enfant ou sont enceintes et plus de la moitié ont des problèmes d'alcool et de drogue.
Chez toit recommande notamment d'investir dans la prévention. L'organisme indique qu'il faut aller au-delà du financement des refuges en investissant dans des services spécifiquement destinés aux jeunes, mais aussi dans les traitements en santé mentale et en octroyant des bourses d'études pour les aider à s'en sortir.
La ministre ontarienne des Services à l'enfance, Laurel Broten, affirme que son gouvernement aide les jeunes, notamment en offrant une allocation familiale à ceux qui sont hébergés par des familles d'accueil. La ministre Broten refuse toutefois de dire si elle va combler le déficit de 67 millions de dollars, avec lequel les sociétés d'aide à l'enfance de sa province sont aux prises.