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Ontario

Grippe A (H1N1)

Un appel au calme

Mise à jour le vendredi 30 octobre 2009 à 13 h 54

File devant un centre de vaccination

File devant un centre de vaccination

Plusieurs centres de vaccination doivent ouvrir leurs portes aujourd'hui un peu partout en Ontario. Les autorités tentent d'ajuster leurs méthodes devant la popularité du vaccin contre la grippe A (H1N1). Dès la semaine prochaine, un nombre plus grand de centres de vaccination seront mis sur pied et les heures d'ouverture seront prolongées.

Devant la cohue constatée dans plusieurs régions, les autorités de la santé publique lancent un appel au calme. La médecin hygiéniste en chef de l'Ontario, Arlene King, rappelle que le vaccin est d'abord réservé aux groupes à risque de complications.

Ces groupes incluent:

  • les gens de moins de 65 ans avec des conditions médicales préexistantes;
  • les communautés isolées;
  • les travailleurs de la santé;
  • les femmes enceintes qui ne veulent pas attendre l'arrivée du vaccin sans adjuvant;
  • les enfants de moins de cinq ans;
  • les aidants naturels.

Mme King insiste sur l'importance pour les parents de faire vacciner les jeunes enfants, car ils sont particulièrement susceptibles de contracter le H1N1. Du même souffle, elle insiste sur le fait que « la majorité des jeunes gens ont un faible taux de complications ».

Faible taux

De son côté, le Dr Marc Zaffran, du Centre de recherche en éthique à l'Université de Montréal, mentionne que les complications du virus surviennent chez les personnes qui ont des conditions préexistantes. Il indique que la probabilité qu'un individu en bonne santé, qui n'a pas de facteurs de risque, meure de la grippe H1N1 dans un pays développé est « infinitésimale », de l'ordre de 1 sur 15 millions.

Sur le plan de l'épidémiologie et de la santé publique, je pense que ce n'est pas juste, ce n'est pas scientifiquement fondé, ce n'est pas éthique de faire peur à toute la population en incitant toute la population à se faire vacciner. Cela omet de laisser entendre qu'il y a des gens fragiles, qui eux sont vraiment menacés, et qui risquent de ne pas accéder au vaccin si tout le monde se précipite.

— Dr Marc Zaffran du Centre de recherche en éthique à l'Université de Montréal

Pour lui, les gens en bonne santé qui souhaitent se faire vacciner doivent laisser la priorité aux personnes plus à risque. Selon lui, la vaccination de tous les Canadiens est irréaliste, tout en reconnaissant qu'il s'agit d'un choix personnel.

Un bracelet pour un vaccin

Une nouvelle procédure sera instaurée vendredi à Ottawa pour déterminer l'ordre de vaccination contre la grippe H1N1. Les personnes qui font la file recevront un bracelet et non un coupon, pour déterminer l'heure de leur vaccination.

La Ville d'Ottawa estime que cette façon de faire sera plus efficace et permettra de mieux cibler la clientèle à risque, puisque le bracelet ne pourra pas être transféré à quelqu'un d'autre.

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